Connue et appréciée depuis la Renaissance, la viole de gambe connut son apogée en France dans la seconde moitié du 17ème siècle en grande partie grâce à ce rameux Sainte-Colombe dont on ne sait presque rien si ce n’est qu’il eut sans doute pour élève Marin Marais et qu’il introduisit véritablement l’école des grands violistes français. Dans son Harmonie universelle parue en 1636… / Known and appreciated since Renaissance tunes, the viola da gamba reached the height or its popularity in France during the second half or the 17th century, mainly thanks to the great musician, Sainte-Colombe, about whorn we know very liLtle, apart Irom the Fact that Marin Marais was his pupil and that it was he who truly initiated the great French school of gamba players…

PV730088-Marais-Bruno Re

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


Marin Mersenne reconnaissait à la viole cette Faculté souveraine de contrefaire « la voix en toutes ses modulations, et même en ses accents les plus significatifs de tristesse et de joie ». Cet engouement pour l’instrument n’empêcha pas l’apparition de nombreuses polémiques. On sait qu’une querelle s’engagea dans les années 1680 entre deux violistes. Jean Rousseau et Demachy, mais l’une des plus virulentes fut orchestrée soixante ans plus tard, alors que sonnait le glas de la viole, par un juriste, Hubert Le Blanc, violiste à ses heures. Dans l’ouvrage qu’il publia en 1740 sous le titre plaisant de Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle. Le Blanc attaquait tous les instruments en lesquels il croyait voir de dangereux rivaux de la viole, dénonçant la « fausseté » du violoncelle, le « son de mitraille » du clavecin, le timbre perçant du violon, et « le manque d’archet », défaut essentiel selon lui du luth, du théorbe et de la guitare.

ln his Harmonie universelle or 1636, Marin Mersenne recognised that the viol had the supreme faculty of imitating « the human voice in ail us modulations, and even in its most expressive accents of sadness and joy ». The great interest in the instrument did not go without controversy, however. We know that tnere was a quarre! in the 1680s between the two violists Jean Rousseau and Sieur de Machy, but one or the most virulent controverstes was orchestrated sixty years later (when the viol was on the way out) by the [urlst, churchman and clevotee of the bass viol, Hubert Le Blanc. ln the work he published in 1740 under the pleasant title of Défense de la basse de viole contre les entreprises du violon et les prétentions du violoncelle, Le Blanc not only championed the viol « against the encroachments of the violin and the cella », denouncing the former for its shrlll timbre and the latter for its « Falseness », but he also launched an attack on every instrument he saw as a potential rival, likening the sound or the harpsichorcl to that or tinkling metal and criticising the lute, theorbo and guitar for their « lack or bow ».

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral / Do not hesitate to contact us to ask for the full booklet