En 1839, Liszt écrivait à Schumann : « Je crois déjà dans une de mes lettres précédentes vous avoir exprimé le désir que j’éprouvais de vous voir écrire quelques morceaux d’ensemble, trios, quintettes, ou septuors. Me pardonnez-vous d’insister encore sur ce point ? Il me semble que le succès, même le succès marchand, ne leur manquerait point. » De fait, dès ses véritables débuts de musicien en 1830, après de longues contradictions, Schumann fut hanté par l’idée de la musique de chambre. Il n’y vint pourtant réellement qu’en 1842, deux ans après son mariage avec Clara, bonheur chèrement gagné, et après la magnifique floraison de lieder qui avait entouré l’événement… / In 1839, Liszt wrote to Schumann: ‘I think I told you in one of my previous letters how much I woulcl like to see you writing some ensemble pieces, trios, quintets or septets. Will you forgive me for insisting? 1 believe they woulcl be a success even a commercial success.’ ln fact, right from the true beginning of his career as a musician after much contradiction, in 1830-Schumann was hauntecl by the iclea of composing chamber music. Yet he clicl not really approach the genre until 1842, two years after his marriage to Clara a happiness dearly won-and alter the magnificent crop of sangs that accompanied the event…

Robert Schumann "Quintette & quatuor à cordes" avec le Quatuor Athenaeum Enesco et Gabriel Tacchino au piano

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Schumann n’eut sans doute pas la précocité de Mendelssohn dans le domaine du quatuor à cordes, mais les trois Quatuors à cordes Op. 41 qu’il signa coup sur coup entre juin et juillet 1842, procèdent d’un exceptionnel élan de spontanéité. Dédiés à Mendelssohn, ils furent créés pour l’anniversaire de Clara le 13 septembre « Ce fut un jour plein de joie et de plaisir, se souvint l’heureuse épouse. Tout ce que je puis dire des Quatuors est qu’ils me ravissent jusque dans le détail. Tout y est neuf mais clair, travaillé avec délicatesse, mais toujours dans le vrai style du quatuor. » Le dédicataire ne se montra pas moins satisfait : « On m’a joué trois quatuors de Schumann, dont le premier m’a plu de façon tout à fait extraordinaire », a écrit Mendelssohn. Ces œuvres ne furent pas aussi bien accueillies en France où Paul Scudo, critique de L’Année musicale, n’y découvrit qu’un ensemble « d’une grande pauvreté d’idées et d’une harmonie parfois féroce ».

Schumann did not have the precocity of Mendelssohn where the string quartet was concernecl, but the three String Quartets Op.41 which he composecl one after the other in June and July 1842, show exceptional spontaneity. Declicated to Mendelssohn, they were first performed on Clara’s birthday, 13 September: ‘lt was a day full of joy and pleasure,’ she wrote. ‘Ali I can say about the Quartets is that they are a clelight tome in their every cletail. Everything is new but clear, wrought with clelicacy, but always in the true quartet style.’ Mendelssohn, too, was most satisfied: ‘Three quartets by Schumann were played to me,’ he wrote, ‘and I found the first one quite extraordinarily pleasing.’ They were not so well received in France, however, where Paul Scudo, the music critic of L’année musicale, found them ‘much lacking in ideas and sometimes fierce in their harmony’.

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