Il y a quelques années, lorsque j’ai lu Le Monde d’Hier de Stefan Zweig pour la première fois, j’ai été frappé par une sensation de « déjà-vu ». Musicienne classique, aimant la littérature, l’art et le folklore, j’avais l’impression d’avoir connu Vienne avant son déclin d’après-guerre. Bien des années plus tard, je suis toujours émue par la description de ce monde perdu, sa beauté, son innocence, et aussi par son déclin… / A few years ago as I read The World of Yesterday by Stefan Zweig for the first time, I was struck with a sensation of « déjà-vu ». As a classical musician, lover of literature, art and folklore, I felt like I too had known Vienna before its fall into postwar decline. Years later I remain moved by his description of this lost society, its beauty and innocence as well as its decline.

PV719051-Plesner-levi

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


Stefan Zweig n’était pas aveuglé par sa propre nostalgie. Lorsqu’il décrit la Vienne de son enfance d’avant la Première Guerre mondiale, avec beaucoup de tendresse, il garde toujours l’esprit d’analyse critique qui fait de lui un si grand écrivain. Par exemple, il décrit la séquestration morale et physique des jeunes filles de bonnes familles et l’oppression malsaine conséquente pour tous les jeunes, insistant sur le fait que la jeunesse contemporaine jouit d’une liberté et d’un bonheur inconnus à son époque.
La description de l’éducation plutôt stérile de l’école de son enfance me renvoie à la mienne : A l’ennui et l’inconfort je m’échappais en rêvant.
Zweig raconte : « …je nous vois, comme dans une sorte de vision de peintre, sur nos pitoyables bancs d’école, les épaules affaissées, et puis sur le chemin de retour, le regard rayonnant et animé, critiquant et récitant des poésies, oubliant avec passion toutes les contraintes de l’espace et du temps, réellement transportés dans un monde meilleur … »

Mr. Zweig was not blinded by his own nostalgia. If he describes the Vienna of his prewar childhood with a great deal of tenderness, he always remains true to the spirit of critical analysis that made him such a great writer. For instance, he describes the moral and physical emprisonnent that young girls from « good families » had to bear, and the subsequent oppression and unhealthiness for boys and girls alike, insisting on the happiness and freedom that contemporary youth enjoy.
His description of the rather sterile classroom education of his childhood reminds me of my own school days; I escaped the boredom and discomfort through daydreaming…

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral / Do not hesitate to contact us to ask for the full booklet