On entend souvent affirmer que les instruments étaient bannis par l’Église au Moyen-Âge, et que seuls la parole (le verbe) et son extension le chant, étaient dignes d’accéder à la louange divine. A y regarder de près, cette affirmation est loin d’être justifiée. Si l’Église en effet, interdit fréquemment l’usage des instruments de musique dans la liturgie, c’est que, probablement cela se pratiquait envers et contre toute interdiction …/ lt has olten been claimed that musical instruments were banned by the Church in the Middle Ages, and that only the spoken word and its extension, chant or song, were considered worthy of divine worship. If we look more closely, however, that assertion is in no way justified. lndeed, the fact that the Church frequently forbade the use of musical instruments in the liturgy obviously implies that the bans went unheeded … 

ARN268428-Musica Cathedralis

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On n’interdit que ce qui se pratique ! Autrement dit, on peut penser que le nombre des interdits ne fait que refléter la fréquence avec laquelle on usait des instruments à l’église ou dans les lieux sacrés. Citons l’un de ces anathèmes particulièrement éloquents qui prouve bien que la pratique instrumentale à l’église devait être fréquente : après avoir vertement fustigé le chant tel qu’il était pratiqué, et les chantres qui en arrivaient à « hennir comme des chevaux « , Guilbert de Tournay, moine franciscain, dans un sermon s’adressant aux bénédictins, en 1283, poursuit ainsi :  » … Pourquoi tant d’orgues, de cymbales, tant de monstrueux instruments … Est-ce cette ridicule dissolution que l’on appelle religion ? … ».

Alter all, one can only forbid things that actually exist! ln other words, we may quite safely assume that the number of bans merely reflects the frequency with which musical instruments were used in churches and other holy places. Let us just quote one particularly meaningful example of such anathema, showing that instruments must indeed have been in frequent use in the churches: in a sermon addressed to the Benedictines, the Franciscan monk, Gilbert of Tournai, first of all denounced-in no uncertain terms-the chant as it was then practised and the canters who were reduced to ‘braying like herses’, then he went on: ‘Why so many organs and cymbals, so many monstrous instruments? Can such ridiculous dissipation be called religion?’

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