Né en 1912 au Mans dans une famille de musiciens, Jean Françaix fit preuve d’une étonnante précocité : il n’avait pas onze ans, lorsque Maurice Ravel remarqua et encou¬ragea son exceptionnelle curiosité et sa sensibilité, alors qu’à la rnême époque. il com¬mençait à travailler la composition sous la direction de Nadia Boulanger. « Evidemment, elle voulait que je fasse du Stravinsky… /  Born in 1912 into a family of musicians, Jean Françaix showed an astonishing gift for music at a very early age. Before he was eleven, his sensitivity and exceptional curiosi¬ty were noticed and encouraged by Maurice Ravel; at the same time, he was beginning to work on composition under the supervision of Nadia Boulanger. « Of course, she wan¬ted me to do some Stravinsky…

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En fait je n’ai écrit ni du Stravinsky ni du Ravel, mais très rapidement ce que je voulais », plaisante-t-il volontiers.
Sa vocation de compositeur s’imposant peu à peu, il connut son premier succès en 1932 avec un Concertino pour piano et orchestre, bientôt suivi d’œuvres louchant les genres les plus divers : musique symphonique et concertante, musique de chambre, bal¬lets (dont Beach dansé à Monte-Carlo en 1933 par les Ballets Russes dans une choré¬graphie de Massine), pages lyriques (telles que Le Diable boiteux ou La Main de gloire d’après Gérard de Nerval), musiques de films (on retiendra en 1954 sa participation au film de Sacha Guitry, Si Versailles m’était conté), mélodies, musique sacrée (un oratorio, L’Apocalypse de saint Jean, créé en 1942 au Palais de Chaillot sous la direction de Charles Münch). Musicien « de la fantaisie dans la sensibilité », s’intéressant finalement peu « aux théo¬ries et aux systèmes » (Daniel-Lesur) pour privilégier le plaisir musical, Jean Françaix a toujours refusé l’étiquette de « néo-classique ». Sa musique, qui joint charme et raffine¬ment, s’impose selon un critique allemand (son œuvre est particulièrement appréciée dans les pays germaniques) par son « style d’une grâce primesautière et spirituelle, d’une forme claire jamais alourdie par la logique cérébrale ».
ln fact, 1 composed neither Stravinsky nor Ravel, but very soon composed what I wanted, « he says jokingly.
His vocation as a composer gradually became clear; his first success was the Piano Concertino, written in 1932 and soon followed by works in a great diversity of genres: symphonie and concertante pieces, chamber music, ballets (including Beach which was performed at Monte-Carlo in 1933 by the Ballets Russes, with choreography by Massine), operas (such as Le Diable boiteux and La Main de gloire, the latter after Gérard de Nerval), many film scores (we may mention his participation, in 1954, in a film by Sacha Guitry, Si Versailles m’était conté), sangs, sacred music (an oratorio, L’apocalypse de Saint Jean, first performed in 1942 at the Palais de Chaillot, conducted by Charles Munch).
A musician of great « imagination and sensitivity », not very interested in « theories and systems » (Daniel Lesur), giving priority instead to musical pleasure, Jean Françaix has always refused the « neo-classical » label. His music, a combination of charm and refine¬ment, compels recognition, according to one German critic (his works are particularly appreciated in the Germanie countries), because of « ils style with its spontaneous, witty grace, ils clear form never encumbered by cerebral logic ».

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