Si l’on ne connaît pas la date exacte de la composition des six Quatuors op. 76, avant-dernière série de quatuors écrits par Haydn – le manuscrit autographe ayant disparu -, on admet néanmoins, témoignages à l’appui, que l’ex-maître de chapelle des princes Esterhazy les acheva en 1797… / As the autograph manuscript has disappeared, we do not know the exact date of composition of the six String Quartets op. 76. However, it is generally admitted – and all available evidence points 10 the fact – that the former Kapellmeister to the Esterhazy princes completed them in 1797.

Joseph Haydn "Quatuors à cordes N°1, 3 & 4 Op.76" par le Quatuor Manfred dirigé par Marie Bereau au violon

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En effet, l’un d’entre eux fut joué à Eisenstadt en septembre de la même année, à la demande de l’archiduc Joseph, devant une partie de la cour réunie à l’occasion de journées de chasse, alors que trois mois auparavant, le diplomate suédois Frederik Samuel Silverstolpe, en poste à Vienne depuis un an, écrivait à ses parents : « Il y a quelques jours je suis retourné chez Haydn qui habile maintenant tout près de chez moi … Il m’a joué au piano des quatuors qu’un certain comte Erdödi lui a commandés pour cent ducats et qui ne seront édités que dans quelques années. Leur maîtrise dépasse l’imagination, ils débordent d’idées nouvelles. Pendant qu’il jouait, il m’a installé à ses côtés et fait observer comment il avait réparti les voix sur la partition » (cité par Marc Vignal, Joseph Haydn, Paris, 1989). Charles Burney qui les entendit en 1 799 avoua pour sa part n’avoir jamais ressenti un tel plai¬sir à l’écoule de la musique instrumentale et si l’on en croit le baron de Trémont, ama¬teur éclairé, Haydn redoutait toute exagération dans l’exécution des quatuors et «ne voulait pas que les siens fussent joués à grand son et à grand archet ».

 lndeed, one of the quartets was performed at Eisenstadt in September of that year, at the request of archduke Joseph, before renembers of the court who had corne together for a shooting party, and three months earlier, the Swedish diplomal Frederik Samuel Silverstolpe, who had been working in Vienna for a year, wrote ro his parents : «A few days ago I returned to see Haydn who now lives very near me … On the piano he playecl for me some quartets that had been commissioned from hirn by a certain Count Erdôdi for a hundred ducats and which will not be published until a few years time. Their skill goes beyond all imagining, they are overflowing with new ideas. Wh ile he was playing, he had me sit beside him and he pointed out how he had allocated the parts on the score» (quoted by Marc Vignal in Joseph Haydn, Paris, 1989). Charles Burney, who heard them in 1799, admitted that he had never experienced such pleasure in listening to instrumental music, and according to that enlightened amateur, the Baron de Trémont, Haydn ïea¬red all exaggeration in the performance of quartets and «did not want his to be played loudly and with too much bowing».

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