Quel curieux destin que celui d’Henri Duparc ! Universellement reconnu aujourd’hui comme l’un des plus grands compositeurs français de la fin du XIXe siècle, ce musicien qui eut une longue existence mais une courte carrière interrompue par la maladie, ne doit sa renommée qu’à ses dix-sept mélodies, chefs-d’œuvre incontestables du genre… / Henri Duparc’s destiny was indeed a strange one ! Universally recognized today as one of the greatest French composers of the end of the 19th century, this composer, who had a long life but a short career, interrupted by illness, owes his reputation to his seventeen mélodies, which are undoubtedly masterpieces of the genre…

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Né à Paris le 21 janvier 1848, Henri Fouques-Duparc, dit Henri Duparc, suivit l’ensei¬gnement de Franck qui reconnaissait volontiers en lui « le mieux doué de (ses) élèves ». Admirateur de Wagner qu’il rencontra lors d’un voyage en Allemagne en 1869, il colla¬bora en 1871 avec Saint-Saëns, Franck, d’lndy, Fauré, Chausson et d’autres à la fondation et à l’essor de la Société nationale de musique, créée pour favoriser le développement de la jeune musique française. Dans les années 1885, les premières atteintes d’une maladie nerveuse devaient hélas prématurément mettre un frein à une carrière qui s’annonçait si prometteuse. «Sans avoir malheureusement aucune maladie caractérisée, je ne me porte pas bien, écrivait Duparc en 1893; j’ai des douleurs profondes et perma¬nentes dans les reins et dans la tête, surtout à la nuque, des troubles très pénibles de l’ouïe et de la vue, et un incroyable affaiblissement général tant au moral qu’au physi¬que; en apparence je crois n’avoir guère changé, mais en réalité.je suis déchu et démoli : il en résulte que je ne peux travailler qu’à de très rares moments et avec une difficulté inouïe; j’en suis affreusement triste et même très profondément malheureux». Enclin aussi à une auto-critique obsessionnelle, il détruisit bon nombre de ses partitions, ce qui suffit à expliquer la minceur de son œuvre. Peu à peu retiré de la vie musicale offi¬cielle et atteint d’une infirmité visuelle qui l’empêchait de lire la musique, Duparc vécut encore près de cinquante années d’une vie d’épreuves que sa foi ardente l’aida à sup¬porter. Il s’éteignit à Mont-de-Marsan, le 12 février 1933.

Born in Paris on 21 January 1848, Henri Fouques-Duparc, known as Henri Duparc, followed the teaching of César Franck, who readily recognized in him «the most gifted of (his) pupils». He was an admirer of Wagner, whom he met du ring a trip to Germany in 1869, and in 1871 he collaborated with Saint-Saëns, Franck, d’lndy, Fauré, Chausson and others in founding and contributing to the success of the Société Nationale de Musique, which was created to encourage and promote contemporary French music. Alas, in about 1885, the first signs of a neurasthenic condition put a brake on a career that looked so promising. «Unfortunately, without having any straightforward illness, 1 am unwell», wrote Duparc in 1893. «1 suffer from severe and constant pains in my kidneys and head, particularly at the nape of the neck, very unpleasant trouble with my hearing and vision, and an incredible general enfeeblement, both moral and physical: outwardly, 1 believe I have hardly changed, but, in reality, 1 am fallen and exhausted : the result is that I can work only rarely, and then with the utmost difficulty; it makes me dreadfully sad and even very profoundly unhappy-, He was also inclined to obsessional self-criticism and destroyed many of his scores, which explains why so few of his works have corne down tous. He gradually withdrew from official musical lite and, suffering from failing eyesight which prevented him from reading music, Duparc spent another fifty years or so suffering great hardship, borne with the help of his ardent faith. He died at Mont-de¬Marsan on 12 February 1933.

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