Comme nombre de ses contemporains, Bach a fort peu publié. L’édition musicale est coûteuse, alors, et les musiciens ne lui confient que les œuvres dont ils espèrent une vente substantielle, ou celles qui revêtent à leurs yeux une importance particulière. Depuis peu en poste à Leipzig, Bach entreprend d’asseoir sa notoriété par la publication d’œuvres significatives de son talent. Mais au lieu de choisir parmi son abondante production demeurée manuscrite, ce sont des œuvres nouvelles qu’il tient à présenter au public, œuvres hautement démonstratives de ses capacités de compositeur et destinées, selon ses propres termes, à « la récréation des amateurs ». Quelle récréation, et quels amateurs ! / Like many of his contemporaries, Bach published very few works. Publication being costly, composers only invested in works for which they expected substantial sales or they regarded as being of particular merit. Shortly after moving to Leipzig, Bach set about establishing his fame by publishing works indicative of his talent. Instead of choosing from the many works already existing in manuscript form, however, he decided to present new works – works demonstrating his full capacities as a composer and intended, as he put it, for ‘the recreation of amateurs’. And what recreation! What amateurs!

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La première Partita est publiée en 1726, et les autres suivent peu à peu, jusqu’à l’achèvement du recueil, Opus I, en 1731. Dans la diversité des climats, des genres et des types d’écriture, c’est là une véritable encyclopédie du clavecin. La valeur de ces pièces fut d’ailleurs immédiatement reconnue, mais on les considéra à juste titre comme d’une exceptionnelle difficulté, technique mais aussi expressive, pour en rendre toutes les beautés, les trésors de poésie sonore et les nuances de coloris propres à un discours contrapuntique extrêmement élaboré.

Chaque Partita suit le schéma général de la suite instrumentale, non sans quelques exceptions : Bach ne se répète jamais. Après un prélude, portant ici chaque fois un nom différent, quatre danses stylisées se succèdent, une grave Allemande, une Courante rapide, une poétique Sarabande et une Gigue bondissante pour conclure. Mais la Suite ne s’achève pas sans que le musicien n’ajoute une ou deux pages à son gré, air, menuet, passepied, ce qu’il nomme lui-même des « galanteries ».

The first Partita was published in 1726, the others following one by one, until the set was completed (Opus 1) in 1731. Through their diversity of mood, genre and style, the Partitas provide a full encyclopaedic account of the harpsichord. Furthermore, their value was immediately recognised, although they were, quite justifiably, considered exceptionally difficult, both technically and expressively. It calls for a very skilful player indeed to bring out their full beauty, their wealth of poetry, and the subtle changes of hue in their extremely elaborate counterpoint.

With a few exceptions (Bach never repeats himself), the Partitas follow the general pattern of the instrumental suite. A Prelude (under a different name each time) is followed by four stylised dances: a serious Allemande, a fast Courante, a poetic Sarabande and a lively Gigue. Then the composer adds one or two pieces as the fancy takes him – an air, a minuet or a passepied – which he terms ‘Galanterien’.

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