Les deux compositeurs — Georges Auric (1899-1983) et Jean Françaix (1912-1997) — qui se partagent ce disque ont non seulement en commun d’être à treize ans près quasi-contemporains, mais surtout d’avoir traversé les avatars du vingtième siècle avec une culture rattachée à la tradition musicale occidentale et un réel sentiment de liberté… / The two composers—Georges Auric (1899-1983) and Jean Françaix (1912-1997)—sharing this disc have more in common than simply being near-contemporaries (only thirteen years separate them): above all, they lived through the avatars of the 20th century with a culture attached to western musical tradition and a real feeling for freedom…

ARN68519-Auric Françaix

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La précocité dont ils font preuve — qui valut à Auric d’être considéré à l’égal d’un « Rimbaud musical » — et à Françaix d’attirer l’attention sur lui dès l’âge de neuf ans par une première œuvre pour piano « Pour Jacqueline » — les fit connaître du milieu musical. La noblesse d’inspiration, la nostalgie, et parfois un sens de la tragédie ont été occultés par les excès de pudeur d’Auric et l’insouciance de Françaix. Des apparences évidentes de clarté, de franchise, d’élégance, d’ironie piquante, voire de romantisme tardif ont contribué à établir leur réputation de légèreté toutefois brillante qui n’est que l’une des faces de leur œuvre. En eux se reflètent en réalité deux tendances opposées faites de concision et d’ampleur discursive, mais aussi une impertinence douce-amère et de gravité. Leur œuvre se rapproche de ce « je-ne-sais-quoi » et de ce « presque-rien » sur lesquels Vladimir Jankélevitch a fondé sa philosophie de la morale.

Their precocity–which, in the case of Auric, meant his being considered the equivalent of a ‘musical Rimbaud’, while Françaix drew attention to himself at the age nine with a first work for piano, Pour Jacqueline—made them known in musical circles. The nobility of inspiration, the nostalgia, and an occasional sense of tragedy were overshadowed by Auric’s excessive modesty and Françaix’s insouciance. The outward appearance of clarity, straightforwardness, elegance, piquant irony or even late Romanticism contributed to establishing their reputation for lightness however brilliant, which is only one of the facets of their work. In truth, they represent two opposing trends made up of concision and discursive breadth, but also bittersweet impertinence and seriousness. Their music comes close to that ‘je-ne-sais-quoi’ and ‘almost nothing’ on which Vladimir Jankélevitch founded his philosophy of morals.

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