Aujourd’hui, le mélomane averti n’ignore plus le nom d’Onslow et c’est avec beaucoup (le plaisir qu’il découvre son œuvre jusqu’à présent maintenu dans l’oubli. Ce compositeur auvergnat, d’origine anglaise, est en effet l’un des plus originaux de sa génération. Sa production parle d’elle-même : 36 quatuors a cordes, 34 quintettes à 2 altos et 2 violoncelles, des duos, trios, quintettes, sextuors avec piano, etc. Un tel ensemble est assez étonnant lorsque l’on sait qu’en cette première moitié du 19e siècle, tout compositeur français désireux de connaître la consécration se doit de composer pour la scène. Onslow lui-même connaît cette tentation, mais après trois essais infructueux (ses opéras ne reçoivent qu’un vague succès d’estime), il renonce définitivement au répertoire lyrique pour se consacrer à la musique de chambre. Il devient, par ce fait, l’un des très rares homologues français de Beethoven, Spohr, Schubert ou Mendelssohn… / For the well-informed music lover, the name of Onslow is no longer unfamiliar; with great pleasure he discovers works that had until now been consigned to oblivion. This Frenchman, who was born in the Auvergne, ot English descent, was one ot the most original composers of his generation. His output speaks for itsell: thirty-six string quartets, thirty-tour string quintets mostly for violin, two violins and two cellos, duos, trios, quintets and sextets with piano, and so on. Such a corpus is all the more astonishing when we realize that, during the first half ot the 19th century, any French composer who wislied to establish a reputation for himselt as duty bound to compose tor the stage. Onslow himselt was aware ot that temptation, hut after three fruitless attempts (his operas were a vague success with a limited public), he gave up operatic works once and for all and devoted himself to chamber music instead. He thus became one of the few French counterparts of Beethoven, Spohr, Schubert and Mendelssohn…

 

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Les trois duos, opus 16, font très certainement partie des meilleures productions d’Onslow en matière de musique de chambre avec piano. Ecrites initialement pour le violoncelle, ces sonates paraissent, dès la première édition de 1820, chez Plevel, à Paris, avec l’adjonction d’une partie d’alto. A cette époque, il est assez fréquent d’écrire des œuvres pouvant être également interprétées au violoncelle, a l’alto, au cor ou au basson. Après avoir travaillé le piano avec des maîtres comme Dusseck el Cramer, puis avoir reçu, en 1907 à Paris, l’enseignement de Reicha pour la composition, Onslow revient en Auvergne où sa famille est installée. La nécessité de composer s’impose à lui, mais également celle de pratiquer la musique de chambre. Il étudie alors le violoncelle pour former le quatuor ou le quintette à cordes avec ses amis. Violoncelle et piano deviennent privilégiés dans sa production, comme en témoignent cet Opus 16 ainsi que les magnifiques quintettes à deux violoncelles qu’il nous a laissés. « Onslow, écrit Marmontel, n’était pas seulement un pianiste très habile, il jouait aussi du violoncelle avec une grande perfection de virtuosité. Les traits bien doigtés et sonores qu’il a toujours confié à cet instrument dans sa musique de chambre en fournissent la preuve évidente. »

The three duos Opus 16, are undoubtedly among Onslow’s linest chamber works for piano. Originally written tor the cello, these sonatas appeared in the first edition of 1820 (published by Pleyel, in Paris) with an additional viola part. At that time, it was quite common to write works that could he played on the cello, viola, horn or bassoon. After studying the piano with such tine teachers as Dussek and Cramer, and composition with Reicha in Paris in 1807, Onslow returned to the Auvergne, where his family lived. He felt the urge to compose, but also to practise chamber music. So he studied the cello in order to term a string quartet or quintet with his friends. The cello and piano became the instruments he most favoured in his works, as may be seen from this Opus 16 and also from the magnificent quintets with two cellos that have come down to us. ‘Onslow was not only a very skilled pianiste’, wrote Marmontel, ‘but he also played the cello with great perfection in his virtuosity. The richly brilliant passages with tine tingerinv,, which he always gave this instrument in his chamber works are obvious proof ot this.’

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