La tradition veut que L’Isle joyeuse, la plus développée de toutes les pièces de piano de Claude Debussy, lui ait été inspirée par le célèbre tableau de Watteau L’Embarquement pour Cythère, où à travers une grâce toute théâtrale et une certaine élégance de fêtes galantes, perce une tendresse rêveuse et mélancolique… / Tradition has it that L’lsle joyeuse/ the most highly developed of all Claude Debussy’s piano pieces, was suggested by Watteau’s famous painting L’embarquement pour Cythère, in which a dreamy, melancholy tenderness is visible beneath a very theatrical grace and a certain elegance that is typical of the world of ‘fetes galantes’…

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Composée au début du mois d’août 1904, cette page indépendante que Debussy n’intégra à aucun recueil, a été créée par Ricardo Vines, le 18 février 1905. Marguerite Long qui la travailla longtemps avec le compositeur lui-même, crut y percevoir « une vision fastueuse, un vent de joie d’une prodigieuse exubérance, une fête du rythme où, sur de vastes courants de modulations, le virtuose devra maintenir une technique exacte, sous les voiles tendus de son imagination », car L’Isle joyeuse qui débute Quasi una cadenza par un trille agrémenté d’un délicat motif conçu « comme un appel », s’impose par la clarté de ses mélodies, la netteté de ses rythmes et la richesse de ses coloris, témoins de l’extraordinaire puissance de suggestion de Debussy. « Dans la dernière page, vertigineuse à lire comme à jouer, son et lumière semblent lutter de vitesse », a conclu Marguerite Long. « Quand on n’a pas le moyen de se payer des voyages, il faut suppléer par l’imagination », écrivait Debussy à André Messager, le 3 septembre 1903, pour lui annoncer l’achèvement de ses Estampes.

Composed at the beginning of August 1904, this independent piece (it does not belong to one of Debussy’s sets), was first performed by Ricardo Vines on 18 February 1905. Marguerite Long, who spent a long time working on it with the composer, described its happy inspiration in the following terms: ‘une vision fastueuse, un vent de joie d’une prodigieuse exuberance, une fete du rythme où, sur de vastes courants de modulations, Ie virtuose devra maintenir une technique exacte, sous les voiles tendus de son imagination’. For L’Isle joyeuse, which begins Quasi una cadenza with a trill accompanied by a delicate motif which sounds like a ‘call’ (‘comme un appel’), is outstanding in the clarity of its melodies, the clearness of its rhythms and the richness of its colours, illustrating Debussy’s extraordinary powers of suggestion. ‘The last page is breathtaking both to read and to play: sound and light seem to be racing each other/ concluded Marguerite Long. ‘When one cannot afford to travel, one has to make do with one’s imagination’ wrote Debussy to Andre Messager on 3 September 1903, announcing the completion of his Estampes.

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