C’est vraisemblablement dans le courant de l’année 1786 que Haydn reçut d’Espagne une importante commande : un chanoine de Cadix lui demandait de composer une musique instrumentale pour le temps de la Passion, sur le thème des Sept Dernières Paroles du Christ en Croix. Lui-même s’expliqua là-dessus quelques années plus tard : “On avait alors l’habitude à la cathédrale de Cadix d’exécuter tous les ans, durant le carême, un oratorio dont l’effet se trouvait singulièrement renforcé par les circonstances que voici. Les murs, fenêtres et piliers de l’église étaient tendus de noir, seule une grande lampe suspendue au centre rompait cette sainte obscurité… /  It was probably sometime during the year 1786 that Haydn received an important commission from Spain, a request from a canon of Cadiz Cathedral to compose an instrumental score for Passiontide to illustrate the Seven Last Words of Christ on the Cross. A few years later Haydn himself explained: ‘At that time, it was customary for an oratorio to be performed each year during Lent at the Cathedral of Cadiz, and its effect must have been considerably enhanced by the setting: the walls, windows and columns of the church were draped with black cloth, a great lamp hanging in the middle of the chancel providing the only light in that holy darkness. 

PV798061 (2)

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


A midi on fermait toutes les portes, et alors commençait la musique. Après un prélude approprié, l’évêque montait en chaire, prononçait une des sept Paroles et la commentait. Après quoi il descendait de la chaire, et se prosternait devant l’autel. Cet intervalle de temps était rempli par la musique… J’ai dû dans mon œuvre tenir compte de cette situation. La tâche consistant à faire se succéder sans lasser l’auditeur sept adagios devant durer chacun environ dix minutes n’était pas des plus faciles, et je réalisai bientôt qu’il m’était impossible de respecter les limites de durée qui m’avaient été fixées.”

At noon all the doors were closed and the music began. After an appropriate prelude, the bishop mounted the pulpit, pronounced one of the Seven Words and proceeded to give a commentary on it. He then descended from the pulpit and prostrated himself before the altar. This pause was occupied by the music. The bishop then mounted and left the pulpit for a second and third time, and so on, and each time at the end of the sermon the music would begin again. My composition had to be in keeping with this presentation. It was not the easiest of tasks to compose seven Adagios, each of them lasting close on ten minutes, without tiring the listener, and I soon realised that I could not possibly keep to the durations I had been set.’

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral / Do not hesitate to contact us to ask for the full booklet