Indéniablement favorisé par les orientations liturgiques de la Contre-Réforme — avec la riche floraison musicale que celà sous-entend — le culte à la Vierge connaît dans l’Italie du début du Seicento une singulière expansion qui va culminer à Venise, dans le temps où Monteverdi s’active à la tête de la Chapelle de Saint-Marc… / Worship of the Virgin Mary—unquestionably favoured by the liturgical aspects of the Counter-Reformation, which gave rise to a rich flourishing of musical works—experienced a singular advance in the Italy of the early Seicento, reaching its height in Venice at the time when Monteverdi was maestro di capella at St Mark’s.
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En fait, la Sérénissime, à travers l’image allégorique qu’elle véhicule depuis toujours, n’a pas cessé d’être perçue comme un « miroir marial », tour à tour « double » ou enfant de la Madone pure et incorruptible (dans le même ordre d’idées, la France est alors saluée comme la fille aînée de l’Église). Une filiation qui se trouve confortée par la présence dans l’illustre sanctuaire d’une icône réputée miraculeuse : la Vierge dite Nicopeia — en d’autres termes, La Victorieuse — qu’une légende byzantine accréditait comme étant l’image de la Mère de Dieu peinte de la main même de l’évangéliste Saint -Luc.
En relation avec cette effigie vénérable, un événement de la vie religieuse à Saint-Marc est peut-être à l’origine — d’après le musicologue américain James H. Moore — de cette flambée de foi mariale. Le 17 avril 1618, les Seigneurs procurateurs de la basilique décident de tirer le précieux tableau de l’intimité de la sacristie où il se trouvait pour le proposer à l’adoration des fidèles sur l’autel de Saint-Jean Baptiste rénové en la circonstance.

Allegorically, the Serene Republic has always been seen as a relection of the Virgin Mary or as a child of the pure, incorruptible Madonna (similarly, France was hailed as ‘eldest daughter of the Church’.) This filiation is confirmed by the presence in the sanctuary of st Mark’s of a reputadly miraculous icon, the so-called Nicopeia Virgin (‘Virgin of the Victory’), which a Byzantine legend accredited as being a picture of the Mother of God painted by the hand of St Luke the apostle.
The American musicologist James H. Moore sees a connection between an event related to this venerable representation and the explosion of faith in the Virgin Mary at that time. On the 17th of April 1618, the lord procurators of the basilica decided to remove this pecious picture from the intimacy of the sacristy, where it was kept, and display it to faithful on the altar of St John the Baptist, which had been renovated for the occasion.

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