Il n’y a rien de plus faux qu’une flûte, si ce n’est deux flûtes », écrivait Mozart à son père, le 14 février 1778. Venant de l’auteur de La Flûte enchantée, un tel aveu, ferme et définitif, a de quoi surprendre si l’on songe à quel point de perfection il put atteindre dans les œuvres, quatuors et concertos, qu’il destina à cet instrument détesté. Le Quatuor en ré majeur K. 285 s’impose notamment comme un authentique chef-d’œuvre… /  There is only one thing that sounds more out of tune than a flute, and that is two flutes!’ wrote Mozart to his father on 14 February 1778. A surprising statement from the author of The Magic Flute, especially when we think of the degree of perfection that he attained in his quartets and concertos for the loathed instrument! The Flute Quartet in D major K285, for example, is nothing short of a masterpiece.

PV704012-Mozart-Lardé

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


Il fait partie des trois premiers quatuors pour flûte et cordes écrits entre octobre 1777 et mars 1778 durant le séjour de Mozart à Mannheim. Depuis 1773, il avait abandonné le genre « sérieux » du quatuor à cordes auquel il ne reviendra qu’en 1783, s’attardant à des quatuors avec instrument à vent, plus « légers ». Durant son séjour à Mannheim, séjour heureux, Mozart avait découvert un orchestre remarquable dont les pupitres étaient tenus par quelques-uns des meilleurs musiciens de l’époque. C’est l’un d’eux, le flûtiste Johann Baptist Wendling qui lui présenta un riche amateur de musique d’origine hollandaise, médecin de métier et flûtiste par passion, Ferdinand Dejean, travaillant alors à Mannheim pour la Compagnie des Indes orientales, d’où ce surnom de « Hollandais des Indes » que Mozart lui donna avec cette sorte d’humour un peu méprisant qui lui était familier. Dejean passa commande à Mozart de trois concertos pour flûte « courts et faciles » et d’une paire de quatuors. La commande fut apparemment d’autant bienvenue que la promesse de rétribution était intéressante, à une époque où Mozart était aux prises avec des soucis financiers s’ajoutant bientôt à des embarras de toutes sortes.

It is one of the three flute quartets Mozart composed between October 1777 and March 1778, during his stay in Mannheim. In 1773 he had given up the ‘serious’ genre of the string quartet (the next one was composed in 1783), turning instead to the ‘lighter’ quartet, including a wind instrument. He was happy in Mannheim, where he discovered a remarkable orchestra, including some of the finest musicians of the time. It was through one of them, the flautist Johann Baptist Wendling, that Mozart met Ferdinand Dejean, a rich Dutchman and a doctor by profession, who was also an amateur flautist. The latter was then working in Mannheim for the East India Company, whence the nickname he received from Mozart who, with his usual rather scornful humour, referred to him as the ‘Dutchman from India’. Dejean commissioned him to compose three ‘short and easy’ concertos ‘and a couple of quartets for the flute’. Faced with serious financial difficulties, Mozart accepted out of necessity.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral / Do not hesitate to contact us to ask for the full booklet