La voix de la clarinette « est celle de l’héroïque amour » disait Berlioz, qui reconnaissait aux intonations aiguës de l’instrument « quelque chose de déchirant », à son timbre grave « des effets froidement menaçants », et à son registre moyen « une sorte de fierté que tempère une noble tendresse »… / Berlioz described the clarinet as ‘the voice of heroic love’, with ‘something heartrending’ in the high, ‘coldly threatening effects’ in the low, and ‘ a sort of pride tempered with noble tenderness’ in the medium register…

ARN68578-Weber-Brahms

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


C’est de la rencontre avec le clarinettiste Richard von Mühlfeld, virtuose de l’orchestre de la cour ducale de Saxe-Meiningen, que sont nées les quatre œuvres avec clarinette de Brahms, toutes écrites au crépuscule de sa vie, entre 1891 et 1894 : un trio pour clarinette, violoncelle et piano, un quintette pour clarinette et cordes et deux sonates pour clarinette et piano, point final à sa musique de chambre. Mühlfeld initia le compositeur à la technique et aux ressources expressives de l’instrument, et on est frappé de découvrir à quel point Brahms sut assimiler dans ces dernières œuvres toutes les qualités de la clarinette et l’esprit même de sa sonorité pleine et chaude, laquelle, selon Émile Vuillermoz,« permet d’obtenir les effets les plus variés dans le domaine du charme, de l’éclat, de la poésie, de l’ardeur passionnée, de l’ironie sarcastique, de la douloureuse nostalgie et de la plus folle allégresse ».

Brahms composed four clarinet works, all of them towards the end of his life (he died in 1897), between 1891 and 1894. His Trio op. 114, Quintet op. 115 and two Sonatas op. 120 (his last chamber compositions) were inspired by the excellent playing of Richard von Mühlfeld, principal clarinettist at the court of Saxe-Meiningen, whom he met in March 1891 and through whom he got to know the instrument’s technical and expressive possibilities. The composer’s grasp of all the instrument’s qualities is quite amazing in these works, in which he also explores its fullness and warmth of tone. Émile Vuillermoz spoke of the ‘charm, brilliance, poetry, passionate ardour, sarcasm and irony, painful nostalgia and wildest joy’ that can be evoked by the various tones of the clarinet.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral / Do not hesitate to contact us to ask for the full booklet