Durant plusieurs siècles, Venise s’imposa comme l’un des foyers les plus fertiles de l’histoire de la musique baroque italienne. La sérénité de ses habitants et leur appétit immodéré pour les fêtes, les carnavals, les divertissements et les plaisirs faisaient rêver l’Europe entière, tout autant que la beauté des lieux, la position privilégiée de la ville, son lustre et sa magnificence. Dans la Cité des Doges, la musique était une exigence, « un affolement inconcevable » selon Charles Burney. « Il n’y a presque pas de soirées qu’il n’y ait d’académies quelque part », ajoutait en 1740 Charles de Brosses, président au parlement de Bourgogne… / Venice was one of the most fertile centres of Italian Baroque music. The serenity of its inhabitants and their immoderate taste for celebration, carnivals, entertainment and pleasure were the envy of the whole of Europe, as were the beauty of the city and its fine situation, its prestige and its magnificence. In the City of the Doges music was a necessity. ‘There are concerts somewhere almost every evening,’ wrote the French scholar and politician Charles de Brosses in 1740. 

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Les plus grands musiciens y avaient animé une vie musicale particulièrement intense : Claudio Monteverdi avait régné sur la basilique Saint-Marc de 1613 à sa mort en 1643, y vivant ses années les plus heureuses et les plus fécondes, puis, au tournant du siècle, Antonio Lotti, fondateur de la Confrérie de Sainte-Cécile, Antonio et Benedetto Marcello, Tomaso Albinoni et Antonio Vivaldi, directeur des chœurs et de l’orchestre de l’hospice Santa Maria della Pietà, auquel il dédia un nombre considérable de concertos, y imposèrent leur loi, au théâtre et au concert.
C’est dans un tel climat qu’Antonio Caldara, fils d’un violoniste et joueur de théorbe, vit le jour, probablement en 1670, puisque son acte de décès indique qu’il est mort à Vienne en 1736, à l’âge de soixante-six ans.

The greatest musicians had helped to make musical life in the city particularly intense. Claudio Monteverdi had ruled over St Mark’s from 1613 until his death in 1643, spending there his happiest and most fruitful years. Then at the turn of the century Antonio Lotti, founder of the musical fraternity of Santa Cecilia, Antonio and Benedetto Marcello, Tomaso Albinoni, and Antonio Vivaldi, who taught and composed prolifically for the Ospedale della Pietà from 1703 onwards, dominated theatre and concert.
That was the context in which Antonio Caldara, the son of a violinist and theorbist, was born, probably in 1670, since his death certificate indicates that he died in Vienna in 1736 at the age of sixty-six.
Precociously gifted thanks to his father’s lessons, he was soon a choirboy at St Mark’s, under the direction of the maestro di cappella Natale Monferrato, then his successor Giovanni Legrenzi. And he also studied several musical instruments, including the viol and the cello.

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