« Sais-tu que les jeunes musiciens sont à peu près unanimes à ne pas aimer la Bonne Chanson de Fauré, écrit Marcel Proust à son ami Pierre Lavallée en 1894. Il paraît que c’est inutilement compliqué, etc., très inférieur au reste. Brévile, Debussy (qu’on dit un grand génie bien supérieur à Fauré) sont de cet avis. Moi cela m’est égal, j’adore ce cahier et au contraire ce que je n’aime pas ce sont les premiers qu’ils affectent de préférer. »… /  ‘Do you know that young musicians almost unanimously dislike La Bonne Chanson? Among other things, it is unnecessarily complicated, so they say, and not as good as the rest. Bréville and Debussy (who is said to be a great genius far superior to Fauré) are of that opinion. That’s fair enough, I suppose, but I love this collection; what I don’t like, on the other hand, are the earlier works which they claim to prefer.’ Marcel Proust wrote the above words in 1894 to his friend Pierre Lavallée.

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Les incomparables « trouvailles musicales » que releva Charles Koechlin dans ce cycle de mélodies troublèrent en effet un bon nombre de ceux qui considéraient alors Fauré comme un « dangereux révolutionnaire ». Il est vrai qu’avec La Bonne Chanson, ce musicien novateur souvent incompris de son vivant mais constamment soucieux de se renouveler, a fait avancer la musique à pas de géant vers la « modernité ». L’originalité de son écriture reste sans doute l’une des marques les plus sures de son génie : Fauré disait lui-même que « là où il y a de, l’invention, il y a du génie ». Pour Jean-Michel Nectoux, « si une bonne partie du public ne suivit pas l’évolution de Fauré à partir de La Bonne Chanson, c’est que son œuvre appartenait déjà, en dépit de son classicisme, à la musique du XXe siècle. »

Charles Koechlin was impressed by Fauré’s ‘musical innovations’ in the cycle. With La Bonne Chanson music took a great stride forward into the future and ‘modernity’. Nevertheless many were taken aback by his radically new approach and he was even described as a ‘dangerous revolutionary’. Fauré was often misunderstood during his lifetime. Originality is the hallmark of the genius of this composer, who was constantly on the lookout for new ideas. ‘Where there is invention, there is genius,’ he said. It is Jean-Michel Nectoux’s belief that ‘if many people gave up following Fauré’s development from La Bonne Chanson onwards, it is because, despite his classicism, his works from then on belong to the twentieth century’.

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