L’année 1782 fut pour Mozart, ivre de liberté depuis sa rupture orageuse avec l’archevêque de Salzbourg suivie de son installation définitive à Vienne, une année heureuse, celle de L’Enlèvement au sérail créé le 16 juillet trois semaines avant son mariage avec Constance Weber, celle aussi de l’affirmation de son talent de pianiste virtuose.. /  1782 was a happy year for Mozart. Having finally obtained his release from service to the Archbishop of Salzburg, he had moved to Vienna, where he at last enjoyed freedom. In the early part of that year he completed Die Entführung aus dem Serail, which was successfully premièred on 16 July; three weeks later he married Constanze Weber; and he also proved his talents as a virtuoso pianist. 

ARN68718 - Mozart - Chaplin

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À peine débarqué dans la capitale impériale, « pays du piano » disait-il, Mozart grisé par le succès, envisagea de lancer ses propres concerts de souscription tout en cherchant à se faire apprécier de la société viennoise, non sans un certain cynisme, comme en témoigne ce courrier adressé à son père Léopold resté à Salzbourg : « Pour obtenir le succès, il faut écrire des choses si compréhensibles qu’un cocher pourrait les chanter ensuite, ou bien, si incompréhensibles qu’elles plaisent tout justement parce qu’aucune créature raisonnable ne peut les comprendre. » C’est à cette époque qu’il entama la composition de trois concertos pour piano et orchestre, en fa (K.413), en la (K.414) et en ut (K.415), destinés à être offerts au public par souscription : « Ces concertos tiennent le juste milieu entre le trop difficile et le trop facile, écrit-il à Léopold, le 28 décembre 1782. Ils sont très brillants, agréables à l’oreille sans tomber dans la pauvreté.

Soon after his arrival in the imperial capital (‘the home of the piano,’ he called it), encouraged by his success, he decided to launch his own subscription concerts and to woo Viennese society, which, he realised, was to be no easy matter. Writing to his father from Vienna in December, he complained: ‘In order to win applause […] you must write music that is either so simple that a coachman could sing it, or so unintelligible that audiences like it just because no person in his right senses could understand it.’
The three piano concertos K.413 in F, K.414 in G and K.415 in C date from that period and were among the works Mozart wrote for the subscription concerts. On 28 December 1782, he wrote to Leopold: ‘These concertos are a happy medium between what is too easy and too difficult; they are very brilliant and fall pleasantly on the ear, and they are natural without being vapid. Here and there only connoisseurs can derive satisfaction, but in such a way that the non-connoisseur will be pleased without knowing why.’

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