Les premiers écrits sur le blues remontent aux années 1890 et au tout début du siècle. L’esclavage est aboli quand finit la guerre civile en 1865. La nouvelle génération de Noirs Américains atteint sa maturité vers 1890. Il s’agit d’une génération instable, déçue par les conditions sociales, économiques et politiques de l’époque, gens amers aussi de constater que leurs parents et grands-parents (esclaves au moment de l’âge adulte) empruntent un chemin plein de mimétisme des attitudes d’autrefois. Les Noirs-nés-libres entament par de larges brèches les conceptions de l’éducation, du développement économique, de l’organisation politique, de l’art et tout spécialement de la musique…/ The first written texts about the blues date from the 1890s and the early years of the twentieth century. Slavery was abolished in 1865, after the American Civil War. The new generation of black Americans reached adult status in about 1890—a generation that was unstable, disappointed in the social, economic and political conditions of the time, and bitter at seeing its parents and grandparents (who had spent their adult lives as slaves) still adopting the attitudes of the past. That first generation of free blacks opened up great breaches in ideas on education, economic development, political organisation, art and, above all, music.

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Dans les communautés religieuses, certains créent de nouveaux arrangements pour les spirituals traditionnels comme ces nouveaux hymnes appelés gospels. Lorsque, dans les états frontières, les Noirs ont l’occasion d’entrer en contact avec une pratique musicale formelle, ils créent le ragtime. Dans les villes du Sud, comme la Nouvelle-Orléans, jaillit une musique improvisée, jouée sur des instruments d’orchestre de type occidental : le jazz ; mais c’est dans les petites cités et les campagnes du «deep south», là où les conditions économiques, sociales et politiques oppressent le plus les Noirs, que le blues voit le jour.

In the religious communities, some of them produced new arrangements for the traditional spirituals and the new hymns known as gospel songs. They created ragtime. Then, in the cities of the Southern States, such as New Orleans, an improvised form of music grew up, played on Western-type orchestral instruments: jazz. But it was in the small towns and villages of the Deep South, where economic, social and political conditions were most oppressive to the blacks, that the blues was born

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