L’histoire du violon, c’est celle d’un combat. Jusqu’à la fin du XVIème siècle, l’instrument est réservé aux « violoneux des villages » pour faire danser le peuple. Même lorsqu’un François 1er s’y intéresse en créant sa « Bande des 24 viollons » – que Louis XIII et plus encore Louis XIV soutiendront – au besoin en l’opposant à d’autres : la « Petite Bande » crée spécifiquement par Lulli.

PV730110 entier

Cliquez ici pour écouter, acheter ou télécharger


Mais cette faveur royale n’empêche pas certains esthètes de souligner à plaisir son origine « basse » : « cet instrument n’est pas noble en France. On voit peu de gens de condition qui s’avisent d’en jouer » écrit encore, vingt ans après la mort du Surintendant, un Lecerf de la Viéville ! Ainsi oppose-t-on le violon à l’ancienne viole, tout comme en 1740, un Le Blanc publiera (à Amsterdam !) une « défense de la basse de viole contre les emprises du violon et les prétentions du violoncelles » (sic !). Pourtant, à cette Époque, les deux instruments ont gagné leur procès. Et, en grande partie grâce aux luthiers de Brescia (où travaille Bertolotti – 1547 / 1609 – puis Maggini – (1580 / 1632) et mieux encore de Cremone, où s’illustre la famille des Amati (Andrea, 1535 / 1612 et son petit fils Nicola – 1596 / 1684), mais surtout l’inimitable Antonio Stradivari (1644 / 1737) contemporain du nom moins illustre Guarneri (1687 / 1742) plus connu sous le nom de Guarnerius del Jesu.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander le livret intégral/ Do not hesitate to contact us to ask for the full booklet