Que de fables ont entouré le personnage de Pergolese ! Sans compter le nombre de partitions qui lui furent abusivement attribuées, sa disparition prématurée à l’aube de sa vingt-sixième année, suscita à l’évidence les commentaires les plus romanesques…/All sorts of tales have been told about Pergolesi, to say nothing of the many scores that have been wrongly attributed to him. Furthermore, his premature death, at the age of twenty-six, gave rise to all manner of fantaslic conjectures.

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Le nom de Pergolese vient de Pergola, la ville d’origine de la famille Draghi au sein de laquelle naquit Giovanni Battisla, le 4 janvier 1710, à Iesi, dans les Marches, Éleve de Franccsco Durante à Naples, maître de chapelle du prince Stigliano puis du duc de Maddaloni, Pergolese partagea sa carrière entre le théâtre et l’église : cette carrière s’annonçant brillante, il ne tarda pas à acquérir une solide réputation et à gagner les faveurs du public. II rencontra l’un de ses plus grands succès en 1733 avec un intermezzo, La Serva padrona (« La Servante maîtresse ») qui fut, en France en 1752, à l’origine de la fameuse Querelle des Bouffons mettant aux prises les défenseurs de la musique française incarnée par Jean-Philippe Rameau et les partisans de la musique italienne emmenés par Jean-Jacques Rousseau, Retiré, en raison de sa santé chancelante, dans le couvent des franciscains de Pozzuoli, où il écrivit son Stabat Mater, Pergolese ne résista pas aux attaques de la maladie et succomba le 17 mars 1736, vraisemblablement victime de la tuberculose, Il avait 26 ans. Une célèbre caricature de Leone Ghezzi réalisée quelques mois avant sa disparition nous montre, avec les outrances du genre, un être disgracieux, chétif, trapu et apparemment boiteux.

His grandfather’s name was Draghi but his family became known as ‘Pergolesi’ from Pergola, the town of their origin. Govanni Battista Pergolesi was born in Iesi in the Marche, a province of the Papal States, on 4 January 1710. He studied with Francesco Durante in Naples, before becoming maestro di capella to Prince Ferdinando Colonna Stigliano, equerry to the Viceroy of Naples, then to the Duke of Maddaloni, dividing his career between the church and the theatre. His career was promising from the start and he soon earned himself a solid reputation and found favour with the public. One of his greatest successes came in 1733 with an intermezzo, La Serva padrona (‘The Maid as Mistress’), which caused the famous ‘Querelle des Bouffons’ (‘War of the Comedians’) in France in 1752: the latter had the French literary and music world split in two, one faction favouring French opera as exemplified by Jean-Philippe Rameau, the other, led by Jean-Jacques Rousseau, supporting Italian opera. Early in 1736, for health reasons, Pergolesi retired to the Franciscan monastery in Pozzuoli and it was during his final illness that he wrote his Stabat Mater. He died on 17 mars 1736. probably of tuberculosis, at the age of just twenty-six. A famous caricature by Leone Ghezzi, drawn a few months before his death, shows, with the usual exaggeration, an unattractive, thickset, sickly-looking man, apparently with a limp.

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