Qui veut tracer le portrait du romantisme en trouvera tous les aspects chez Robert Schumann. Le romantisme ne commence-t-il pas du jour où le musicien, le poète, le peintre, se décide à parler de lui-même ? À la pudeur du classicisme succède une propension à la confidence, à la mise à nu. « Ma vie commence au moment où j’ai pu voir clair en moi… » Cette phrase, écrite par Schumann à Clara Wieck, montre bien cet avènement du « moi » que constitue le romantisme. Une autre encore : « La musique nous aide à descendre en nous-mêmes. »…/Robert Schumann epitomises Romanticism, a movement that had as its starting point the moment when the artist – musician, poet or painter – began to look inwards and make his expression more personal. Classicism with its modesty and rationalism was thus succeeded by a tendency to confide, to bare the soul. The Romantic’s work was in his own image, he was not afraid to show his feelings, reveal his instinct, his imagination, his heart. ‘My life began from the moment I was able to see clearly within myself,’ wrote Schumann to Clara Wieck – words that illustrate the new awareness of the ‘self’ that is so characteristic of Romanticism. And: ‘Music helps us to descend into ourselves.’

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Parcourir la musique de Schumann, c’est l’y rencontrer à chaque page. Le voilà sous le masque de Florestan ou d’Eusebius, ce double alter ego dont il signe les pièces des Davidsbündlertänze ; le voilà, en filigrane, entre les portées de l’Humoresque. N’est-ce pas lui encore, que l’on croise sous le masque de Pierrot, au détour du Carnaval ? Le déchiffreur attentif notera sans cesse sa présence, accompagnée de son cortège de mythes et de littérature. Car Robert Schumann est poète avant d’être musicien. Fils de libraire (son père traduisit Walter Scott et Byron), il nourrit son jeune âge des ouvrages d’Hoffmann, de Novalis, de Jean-Paul Richter, de Heine. De cette graine poétique, si tôt lancée en lui, germe un imaginaire fertile et fantasque, dont sortira son langage musical. Durant les dix premières années de sa production (1829-1839), Schumann se vouera exclusivement au piano, instrument romantique par excellence. De cette connivence naîtront ses pages les plus audacieuses : le fameux Carnaval, mais aussi les Kreisleriana, les Scènes d’enfants, les Fantasiestücke, les Davidsbündlertänze…

 Schumann himself is to be found on every page of his music: behind the mask of Florestan or Eusebius, his dual alter ego with whose names he signed the Davidsbündlertänze, or showing through in his Humoreske, or as Pierrot in Carnaval. There he is constantly, accompanied by a cortege of myths and literary references – for Robert Schumann was a poet before he was a musician. Born in 1810, the son of a bookseller (his father translated works by Walter Scott and Byron), he was brought up on the works of Hoffmann, Novalis, Jean-Paul Richter and Heinrich Heine. The poetic seed was sown early and it grew to give him a fertile and fanciful imagination, from which he was to develop his musical language. During his first ten years as a composer (1829-1839), Schumann devoted himself exclusively to the piano, the Romantic instrument par excellence, and produced some of his boldest works, including the famous Carnaval, but also Kreisleriana, Kinderszenen, the Fantasiestücke, the Davidsbündlertänze.

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