Faut-il vraiment croire Mozart lorsqu’il nous affirme « ne pas souffrir la flûte » ? à entendre les pages qu’il lui a dédiées, on en peut douter, tant elles sont gorgées de vraie musique ! Ne faudrait-il pas, alors, compter avec son orgueil d’artiste ?…/Should we really believe Mozart’s claim that he could not bear the flute (letter to his father 14 February 1778)? The works he composed for the instrument are so brimming with excellent music that it difficult to take his words seriously! Perhaps it was simply a question of artist’s pride.

Wolfgang Amadeus Mozart "Deux concertos pour flûte & harpe" par l'Orchestre Paul Kuentz, Christian Lardé à la flûte et Claire-Marie Jamet à la harpe

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La lettre du 14 février 1778 me paraît à cet égard, hautement significative : « Certes, je serais capable de scribouiller à toute allure n’importe quoi ; mais il s’agit ici d’une œuvre qui doit faire son chemin dans le monde, et j’attache beaucoup d’importance à ce qu’elle ne me fasse pas honte ». Or, I’œuvre en question, c’est précisément le Concerto pour flûte en sol, plein de gaieté et de soleil, bâti en trois mouvements (allegro maestoso, Adagio non troppo – Rondo en forme de Menuet). Tout y est parfait — de technique et de style. Et même si Mozart n’y travaille pas d’abord « con amore », son génie l’emporta vite vers ce domaine du merveilleux qui n’appartient qu’à lui : une mystérieuse poésie, éminemment personnelle, pénétrante dans le volet central, flanqué de deux mouvements où perce le sérieux (dans le premier) ou l’humour (dans le finale)…

In the same letter he wrote, significantly: ‘Of course, I could scribble something down as fast as possible; but this is a work that must make its way in the world, and it is very important to me that I should not be ashamed of it, since it will bear my name.’ The work in question was the Flute Concerto in G major (K 313), in three movements (Allegro maestoso – Adagio ma non troppo -Rondo: Tempo di minuetto), a piece overflowing with sunshine and gaiety. Everything is perfect: the technique, the style. And although Mozart worked on it rather reluctantly at first, his genius soon took over, sweeping it away to the magical realms of which only he had the secret: the work is pervaded by a mysterious and eminently personal poetry, particularly in the central movement, while seriousness breaks through in the first and humour in the last.

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