Elève d’Anton Rubinstein et lauréat du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, Piotr Ilyitch Tchaïkovski représente face au Groupe des Cinq, la faction « européenne » de la musique russe. La formation traditionnelle qu’il reçut au Conservatoire marqua incontestablement sa pensée musicale et favorisa, en partie, le caractère néo-classique de certaines de ses œuvres. En témoignent les Suites pour orchestre, les Variations rococo op. 33 pour violoncelle et orchestre (1876) et la Sérénade op. 48 pour orchestre à cordes (1881). A mi-chemin entre les dernières Symphonies, teintées d’un ton éminemment personnel, et les Suites pour orchestre – relevant plutôt du tableau de genre – la Sérénade op. 48 constitue un hommage au « style galant » du 18ème siècle… / Pyotr Ilyich Tchaikovsky studied with Anton Rubinstein and graduated from the Conservatory in St Petersburg with a silver medal. Unlike The Five*, he represented the ‘European’ faction of Russian music. His formai conservatory training undoubtedly left its mark and partly accounts for the neo-classical character of some of his works-for example, the orchestral Suites, the Variations on a Rococo Theme, Opus 33, for cella and orchestra (1876) and the Serenade for strings, Opus 48 (1881). Halfway between the Jater Symphonies, with their eminently personal tone, and the orchestral Suites, which may be described as genre pieces, the Serenade, Opus 48, is a tribute to the style galant (elegant style) of the 18th century…

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Le mouvement initial Allegro moderato, encadré d’une introduction et d’une coda Andante non troppo, est un mouvement en forme de sonatine à deux thèmes et sans développement. Le mouvement suivant, une valse à la fois d’une élégance légère et d’un caractère enlevé contraste fortement avec l’atmosphère calme et lyrique de !’Elégie qui suit. Pourvu d’un sous-titre Tema russo, le Finale obéit à la structure de la sonate classique bithématique. Outre la citation de l’introduction de !’Allegro moderato initial dans la réexposition, ce dernier mouvement comprend deux chants populaires russes. Tchaïkovski, qui conserva tout au long de sa vie un profond intérêt pour la musique folklorique de son pays, les emprunta à ses Cinquante chants populaires russes pour piano à quatre mains de 1869.

The first movement, Allegro moderato, framed by an introduction and a coda (Andante non troppo), is in the form of a sonatina with two subjects and without a development. The following movement, a waltz full of lightness and elegance yet at the same time brisk and lively, contrasts stronglywith the calm, Jyrical atmosphere of the following Elégie. The final movement, which bears the subtitle Tema Russo, is in classical sonata form with two subjects. In the recapitulation we find a quotation from the introduction to the opening Allegro moderato and this last movement also contains two Russian folk-sangs, which are also to be found in the arrangements for piano four hands that he made of Fifty Russian folksongs in 1869: throughout his lite, Tchaikovsky showed a profound interest in the folk music of his country.

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