Le prestige de Mozart nous a rendu souvent bien injuste envers Léopold Mozart, car ce compositeur plus qu1estimable « ne vit au souvenir de la postérité que pour avoir été le père de son fils », comme l’écrivait Alfred Einstein. Né à Augsbourg le 14 novembre 1719, ce fils aîné d’un artisan relieur, d’abord promis semble-t-il à la carrière ecclésiastique, étudia le droit et la « sagesse humaine », c1est-à-dire la philosophie, tout en consacrant une partie de ses activités à la musique. Installé à Salzbourg, il entra comme valet de chambre violoniste chez le comte von Thurn und Taxis, puis rejoignit la cour du prince archevêque où il gravit les échelons jusqu’à sa nomination en 1763 au poste de vice-maître de chapelle… / The prestige of Wolfgang Amadeus Mozart was such that we tend to be somewhat unfair on his father, Leopold Mozart, who was nevertheless a fine musician. The latter is generally remembered, above all, as the father of his son. Leopold Mozart was barn on 14 November 1719, the son of an Augsburg bookbinder. His father died in 1736 and he was apparently directed towards a clerical career by his teachers and patrons. In 1737 he enrolled at the Benedictine University in Salzbourg, where he studied philosophy and jurisprudence while devoting much of his time to music. He became a valet and musician (violinist) to Johann Baptist, Count of Thurn-Valsassina and Taxis, then obtained a post as fourth violinist in the court orchestra of the prince-archbishop (1743). At court he moved up the scale until he was appointed deputy Kapellmeister in 1763, by which time he was happily married to Arma Maria Pertl.

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Des cinq enfants qui naquirent de son mariage heureux avec Arma-Maria Pert, deux survécurent, Maria-Arma, dite Nannerl, et Wolfgang Amadeus, le dernier, de cinq ans plus jeune que sa sœur. Quand Léopold comprit tout le parti, honorifique et financier, qu’il pouvait tirer des dons exceptionnels de ses enfants prodiges, il résolut en père aimant, mais volontiers despotique, de se consacrer presque entièrement à leur éducation musicale et de les exhiber à travers l’Europe avec fierté tout en ne négligeant aucune farine de publicité. Comment de si jeunes enfants purent­ils résister aux fatigues de ces voyages sans trêve ni répit ? La question reste toujours posée, et certains n’hésitent pas à avancer que la santé de Mozart aurait été moins déficiente sans un tel surmenage. Plus tard, les rapports du père et du fils se révélèrent souvent délicats, mais lorsque Léopold mourut le 28 mai 1787, Wolfgang qui ne l’avait pas revu depuis de longs mois fut doulou­reusement frappé.

 Of their five children, only two survived to adulthood: Maria Arma, known as ‘Nannerl’, and Wolfgang Amadeus, the youngest, five years younger than his sister. When Leopold realised the honour and financîal gain that could be obtained from the exceptional gifts of these two child prodigies, he decided, as a loving but readily despotic father, to devote himself almost entirely to their musical education and to proudly show off their talents all over Europe, using any and every form of publicity that came his way How did such young children manage to withstand the fatigue of those endless journeys? We shail never know the answer, but it is possible that Mozart’s health would not have been so deficient if he had not been subjected to such overwork. La ter on, relations between father and son were often somewhat strained, but when Leopold died on 28 May 1787, Wolfgang, who had not’seen him for many months, was grief-stricken.

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