Il n’est pas de sculpture, de miniature, de tapisserie, de vitrail qui porte témoignage de la part importante prise dès le XVIe siècle par les danses ou les « danceries » dans la vie de cour et dans la vie de la cité. Durant des décennies, fêtes, banquets, bals, divertissements résonnèrent des accents des hautes danses agrémentées de sauts ou des basses danses nobles et graves, celle « des honnestes gens », d’après Furetière… / Sculptures, carvings, miniatures, tapestries and stained-glass windows all show the important part played by dancing and « dancerÏes » in court and city lite from the sixteenth century onwards. At that Ume, feasts, banquets, balls and various other entertainments would resound with the music of the « hautes danses », with their rapid movements and Jeaps, and the noble, dignified « basses danses » (which Furetière described as the dances « of decent folk »).

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Le violoniste d’Henri III et d’Henri IV, Pierre Francisque Caroubel, musicien d’origine italienne naturalisé français en 1583, composa un nombre important de ces branles, gaillardes, voltes, courantes qui ponctuaient les jeux de cour et rythmaient les réjouissances populaires. C’est vraisemblablement pendant un voyage à Wolfenbüttel dans les années 1608 que Caroubel rencontra le maître de chapelle du duc de Brunswick, Michael Praetorius (1571-1621). Séduit par la vivacité et l’entrain des danses de Caroubel, Praetorius en réalisa une anthologie, disposée en une vingtaine de suites sans précision d’instrumentation, qu’il publia en 1612, un an après la mort de l’ancien musicien d’Henri IV, sous le titre de Terpsichore Musarum Aoniarum Quinta, du nom de la muse de la Danse.

The violinist to Henri III and Henri IV, Pierre Francisque Caroubel, a musician of Italian origin who became a naturalised Frenchman in 1583, composed a great many of those branles, galliards, voltas and courantes that punctuated court festivities and gave rhythm to popular celebrations. It was probably during a trip to Wolfenbüttel round about 1608 that Caroube] met the Kapellmeister to the Duke of Brunswick, Michael Praetorius (1571-1621). Delighted by the vivacity and spirit of Caroubel’s dances, Praetorius compiled an anthology, which he arranged in twenty or so suites without any indication of the instruments to be used. It was published in 1612, a year after Caroubel’s death, under the title Terpsichore, musarum aoniarum quinta, after the Muse of the dance.

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