Dès le XVIIIe siècle, l’école belge de violon engendra une pléiade de talents. Né en 1858 à Liège, ville natale de César Franck, Eugène Ysaye s’imposa comme l’un des plus grands virtuoses de sa génération et de l1histoire du violon. C1est à cet artiste prodigieux, lié d’amitié avec tous les musiciens de son temps, que Franck dédia en 1886 sa remarquable Sonate pour piano et violon en la majeur, la « reine des sonates’ selon Charles Tournemire, chef-d’œuvre incontestable de la musique de chambre. Ysaye la créa avec Mme Bordes-Pène au piano, à Bruxelles le 16 décembre 1886 et la rejoua pour le public parisien, le 5 mai 1887… / From the eighteenth century onwards, the Belgian violin school gave tise to a whole host of talented musicians. Born in 1858 in Liège-César Franck’s native city ­Eugène Ysaye established himself as one of the greatest virtuosos not only of his generation but also in the history of the violin. It was to this prodigious musician, who was bound by friendship to all the musicians of his time, that Franck dedicated his remarkable Sonata for piano and violin in A major in 1886-an unquestionable masterpiece of chamber music, which Charles Tournemire described as « the queen of sonatas ». Ysaye gave the first performance, with Madame Bordes-Pène at the piano, in Brussels on 16 December 1886. He also gave the Paris première on 5 May 1887…

PV730068 entier

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L’œuvre repose sur le principe cyclique, principe cher à Franck qui se reflète dans « l’épanouissement d’un simple intervalle de tierce, communiquant au mouvement sonore un élan admirable’ (Ch. Tournemire) et se métamorphosant sans cesse pour s’épanoutr en des figures toujours nouvelles. Elle s1ouvre par un Allegro ben moderato à deux thèmes, chantant et implorant, et se poursuit en un Allegro plein d’ardeur et de passion palpitante. Le troisième mouvement, Recitativo fantasia. Ben moderato d’une intense profondeur, s1apparente à un récitatif très libre dominé par l’idée de la tierce cyclique, tandis que le finale, Allegro poco mosso, attaque d’emblée un superbe canon mélodique sur une phrase simple d’une merveilleuse sérénité qui revient brillamment dans la coda pour conclure avec brio.

The work is cyclic in form (a principle that was dear to Franck). This is reflected in « the use of a simple interval of a third which blossoms out, communicating admirable spirit to the movement of sound » (Charles Tournemire); the latter changes constantly, relentlessly developing into new figures. The work begins with an Allegretto ben moderato with two themes, the one melodious, the other imploring. It is followed by an Allegro, full of ardour and throbbing passion. The next movement, marked Recita tivo fantasia, ben moderato, is both intense and profound; it is a very free recitative, dominated by the idea of the cyclic third. The finale, Allegro poco mosso, launches straight into a superb melodic canon on a simple and wonderfully serene phrase, which returns brmiantly in the coda to bring the work to an end with brio.

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