On a coutume de dire qu’avec Henry Purcell, disparu prématurément et en pleine gloire en 1695 à l’âge de trente-six ans, mourut la musique anglaise. Le jugement peut paraître sévère, mais il est indéniable qu’après lui s’amorça le déclin. Dans le courant du 18è siècle, l’Italie allait pourtant reprendre le flambeau en la personne d’un jeune musicien allemand nommé Georg Friedrich Haendel, tout imprégné d’art ultramontain. En dépit de la brièveté de sa carrière, Purcell eut le temps et l’opportunité de toucher avec un égal talent à presque tous les genres, mais c’est dans le domaine de la musique lyrique et de la musique de scène que sa personnalité put sans doute s’affirmer dans tout son éclat… / It is customarily said that when Henry Purcell died in 1685, prematurely and in his full glory at the age of thirty six, English music perished with him. The judgment may seem harsh, yet it is unquestionable that the decline set in after him. During the 18th century, italy was however to take up the torch in the persan of a young German musician named Georg Friedrich Haendel, fully immersed in trans-alpine art. Despite the brevity of his career, Purcell had the time and the opportunity to touch on almost every genre with equal talent, yet it was in the sphere of lyrical music and stage music that his personality could undoubtedly affirm itself in all its splendour.

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L’opéra anglais, qui, à la fin du 17ème siècle, représentait outre-Manche l’un des cœurs de la vie artistique, ne connaissait pas alors la somptuosité et l’apparat des opéras italiens et français (ce que Purcell déplora dans la préface de son semi-opéra, The Fairy Queen), mais offrait aux compositeurs une grande diversité de formes. Dans l’immense quantité de musiques de scène signées par Purcell, que ce soit pour la tragédie d’Apnra Behn, Abdelazer, pour la comédie-féérie de Skakespeare, La Tempête, ou pour un Dialogue entre Tirsis et Daphné, un grand nombre seraient dignes d’être mises en comparaison avec ses oeuvres dramatiques, car son activité d’homme de théâtre ne se résuma pas à ses seuls opéras : à côté de chansons populaires et d’intermèdes instrumentaux, on y trouve le même style d’ouverture, dans les airs à colorature et vocalises la même influence italienne, la même fraîcheur d’inspiration et le même charme mélodique.

English opera which, at the end of the 17th century, across the Channel from the continent represented one of the cores of artistic life, did not then know the sumptuousness and glitter of ltalian and French opera (a tact which Purcell deplored in the preface to his semi-operatic work The Fairy Oueen), but it offered composers a great variety of forms. Out of the immense quantity of stage music signed by Purcell, whether for the tragedy by Aphra Behn, Abdelazer, for the fairy comedy by Shakespeare, The Tempest, or for a Dialogue between Thyrsis and Daphne, a great number would be worthy of being compared to his dramatic works, since his activities as a man of the theatre were not confined to his operas a/one: with the popular sangs and instrumental interludes, there is the same style of overture, in the colorature « arias and vocalisations the same Italian influence, the same flesh inspiration and the same melodic charm.

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