Léopold Mozart doit une grande partie de sa notoriété au fait qu’il fut Je père, père quelquefois étouffant il faut l’avouer, d’un génie. Il laisse cependant de nombreuses œuvres tout à fait dignes d’intérêt, dont l’illustrissime Symphonie des Jouets, longtemps attribuée à Josef Haydn, et extraite, ce que l’on sait moins (comme la non moins célèbre Promenade en traîneau) d’une vaste Cassation en sol mineur. Cette œuvre où une tendre émotion, un peu facile parfois, cède le pas à une douceur de vivre et à une fraîcheur toute viennoise, paraît solidement construite. C’est le tintement et le crépitement de jouets enfantins – crécelle, coucou, grelot, rossignol, trompette-, s’en donnant délicieusement à cœur joie au-dessus de J’orchestre, qui ont largement contribué à la popularité de cette page enjouée… / Leopold Mozart owes much of his fame to the tact that he was the father-and a somewhat stimng one, it must be admitted-of a genius. He nevertheless left a good many works that are most certainly worthy of interest, including the most mustrious Toy Symphony, which, for a long time, was attributed to Joseph Haydn. Few people realise that the latter (along with the equally famous Sleigh Ride) forms part of a vast Cassation in G minor. This work, in which tender, sometimes facile emotion gives way to a gentle way of life and a very Viennese freshness, seems to be solidly constructed. It is the tinkling and rattling of children’s toys (rattle, cuckoo clock, bell, whistle, trumpet), which go at it to their heart’s content above the orchestra, that have largely contributed to the popularity of this lively piece.

PV730057 entier

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Mozart n’en était pas à son coup d’essai dans le domaine de la bouffonnerie musicale lorsqu’en juin 1787, à Vienne, il signa sa Plaisanterie musicale (« Ein musikalischer Spass ») en quatre mouvements ou Divertimento en fa majeur pour cordes et deux cors K.522. Une vingtaine d’années auparavant, à peine âgé de dix ans, il avait déjà donné un Galimathias musicum en forme de quolibet, bourré d’effets comiques.

Mozart was not at his first attempt in the field of musical buffoonery when, in 1787 in Vienna, he composed A Musical Joke (Ein musikalischer Spass) in four movements or Divertimento in F major for strings and two horns K. 522. Twenty or so years earlier, at the age of just ten, he had already given a Galimathias Musicum in the form of a quodlibet, full of comic effects.

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