De tous temps, la transcription a permis de diffuser et de populariser la musique en permettant de jouer des œuvres en dehors du cadre pour lequel elles avaient été spécifiquement conçues. Les plus grands compositeurs, de Mozart à Schœnberg, en passant par Beethoven, Liszt, Richard Strauss ou Chostakovitch, se sont essayés à cette pratique, qui, n’en déplaise au puritanisme de nos esthètes en mal de vérité historique, relève tout à la fois du plaisir musical et du goût du jeu… / From time immemorial transcription has made it possible ta circulate and popularise music by enabling works ta be played outside the framework for which they were originally intended. The greatest composers, from Mozart ta Schoenberg, not forgetting Beethoven, Liszt, Richard Strauss and Shostakovitch, tried their hand at this practice, which, whatever «purists» may say, is not only a historical fact but is also a means of obtaining and providing musical pleasure and amusement…

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De nos jours, la transcription reste une pratique vivante du répertoire musical : elle permet à des instrumentistes de grand talent d’élargir le répertoire de leur instrument pour lequel l’histoire alterne souvent généro­sité et avarice. Ainsi en est-il de la trompette qui, si elle a connu son heure de gloire à la période baroque, s’est retrouvée singulièrement délaissée par les compositeurs du XIX’ siècle. Si l’on fait abs­traction de la tradition symphonique allemande, ce siècle-là est celui de l’opéra, de la célébration de la voix humaine. Quoi d’étonnant alors qu’un trompettiste ait voulu s’emparer de quelques joyaux du répertoire rossinien quand son instrument se prête à merveille à l’imitation de la voix et de ses inflexions. Il ne s’agit pas ici d’étaler une virtuosité envahissante, mais de la mettre au service d’une expression musicale représentative des meilleurs aspects du bel canto dans le respect absolu de la partition et des cadences et ornementations en usage à l’époque de Rossini.

Nowadays, transcription is stil1 common practice: il enables talented instrumentalists to broaden their repertoire; for: where certain instruments are concerned, history has not always been constantly generous: questions of fashion cause composers ta spoil them or forget them. That is the case with the trumpet, which experienced its hour of glory during the baroque period but was singularly neglected by composers or the 19th century.

Setting aside the German symphonie tradition, the 19th century is that of opera and celebration of the human voice. Il is hardly surprising, therefore particularly when his instrument lends itself so wonderfully to imitating the voice and its modulations that a trumpeter should feel the urge to take possession of some of the great gems of the Rossinian repertoire. The aim here is not to flaunt invasive virtuosity but to express the finest aspects of bel canto with a total respect for the score and the rhythms and ornamentation that were in use in Rossini’s lime.

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