« […] C’est à quoy mes ancêtres se sont appliqués, indépendamment de la belle composition de leurs pièces : j’ai tâché de perfectionner leurs découvertes. Leurs ouvrages seront toujours plus admirables qu’imitables. Ils sont encore du goût de ceux qui l’ont exquis […] » « […] Les Goûts-réünis ou Nouveaux Concerts a l’usage de toutes les sortes d’instruments de Musique […] par Monsieur Couperin, Organiste de la Chapelle du Roy […]. Le goût Italien et le goût Français ont partagé depuis longtems, en France, la République de la Musique ». A eux seuls, ces deux textes de François Couperin « le Grand » placés respectivement en tête de son Premier Livre de Pièces de Clavecin (1713) et de ses Nouveaux Concerts (1724), nous éclairent sur l’esprit de leur auteur et la destination « ouverte » de ses compositions…./‘…This is what my forebears took great pains with, independently of the beautiful composition of their pieces; I attempted to perfect their discoveries. Their works will always be more to be admired than to be imitated. Again they have an exquisite style’. ‘…The United Styles or New Concerts for use with all types of musical instruments (…) by Mr. Couperin, the Organist of the Royal Chapel (…). The Italian Style and the French Style have been shared for a long time in France, the Republic of Music’. These two texts of François Couperin, found at the beginning of his First Book of Pièces de Clavecin (1713) and of his Nouveaux Concerts (1724), give us a better insight into the mind of the author and the ‘open’ purpose of his compositions.

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LE GOÛT – S’il est une notion à laquelle Couperin semble en effet attacher une grande importance, n’est-ce pas celle du Goût ? Tout, dans sa musique, paraît obéir à cette seule loi : « Il y a […] un goût d’usage qu’il faut suivre »1. Et ailleurs (dans Le Rossignol-en-amour) : « Il faut tout sacrifier au goût »2. On comprend qu’il nous ait laissé cette belle confidence : « J’avoueray de bonne foy que j’ayme beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend »3. Dès lors, comme le dit si bien Philippe Beaussant : « Couperin n’apparaît qu’à ceux qui l’aiment »4. En ce début de XVIIIe siècle, tout musicien sait ce que signifie « le goût français ». Il n’est que de voir le nombre impressionnant d’ouvertures ou de suites « à la française » publiées dans toute l’Europe.

THE STYLE – If there is one idea to which ‘the Great’ Couperin attached great importance it was to the style.  It is said that all his music appeared to obey one law: ‘There is a customary style that should be followed’.1 Therefore it is not surprising that he has left us this secret: ‘I swear, in good faith, that I prefer what touches me to what surprises me’2 Philippe Beaussant said: ‘Couperin appears only to those who like him’.3  And at the beginning of the XVIII century, anyone who was a musician knew what was meant by ‘the French Style’.  This can be seen in the great number of overtures and suites ‘à la française’ that were published all over Europe.

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