L’inexistence de sonates pour piano dans le catalogue de Félix Mendelssohn est effacée à tel point que la plupart des musicographes ne la relève même pas, sinon l’un d’eux, historien de la sonate, pour conclure, à propos de l’opus 6, que « malgré sa prodigieuse facilité d’écriture, Mendelssohn ne se signale par aucune qualité particulière ». Le caractère péremptoire d’un tel jugement incite à réviser celui-ci. Tout semble en vérité se conjurer pour nous détourner des sonates pour piano de Mendelssohn : des années de composition jusqu’ici incertaines, une numérotation trompeuse ou pas de numérotation du tout, une publication posthume et incomplète. Enfin le fait qu’on place a priori Mendelssohn après Beethoven, Schubert et Weber, semble réduire son apport à néant. / The existence of the piano sonatas in Mendelssohn’s catalogue is hidden to such a degree that most musico-graphers do not even mention them; there is one exception a historian of the sonata who concluded by remarking on the subject of the opus 6 that ‘in spite of the prodigious ease with which he composed, Mendelssohn did not portray any particular quality’. The peremptory character of such a judgement encourages us to revise this opinion. In fact everything seems to be intended to deter us from Mendelssohn’s piano sonatas: the years of their composition have remained uncertain until now, the numbering has been misleading or else there have been no numbers at all, and the publication was posthumous and incomplete. Lastly the fact that Beethoven, Schubert and Weber are placed arbitrarily in front of Mendelssohn seems to reduce his contribution to nothing.

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Les années de composition d’abord. La sonate en sol mineur op. 105, la sonate en mi majeur op. 6, la sonate en si bémol majeur op. 106, datent respectivement de la douzième, de la seizième et de la dix-huitième année du musicien, soit de 1821, de 1825-26, de 1827. Deux sonates d’extrême jeunesse, restées inédites, écrites vers 1819, une sonate en si bémol majeur de 1827, la sonate dite « de Pâques » de 1828, toutes quatre sans numéro d’opus, précèdent et suivent donc les trois sonates enregistrées ici. Nous n’aurons garde d’oublier la Sonate écossaise, appelée aussi Fantaisie écossaise en fa dièse mineur op. 28, dédiée à Moscheles, soit au total huit sonates pour piano.

The years of composition first of all. The sonata in G minor op. 105, the sonata in E major op. 6 and the sonata in B flat major op. 106 date respectively from the composer’s twelfth, sixteenth and eighteenth years (1821, 1825-26 and 1827). Two very early sonatas, still unpublished and composed in about 1819, a sonata in B flat major of 1827, the so-called ‘Easter sonata’ of 1828 recently discovered, all four of these lacking opus numbers, thus precede and follow the three sonatas which Christian Ivaldi has recorded here. There is no question of omitting the Scottish sonata also known as the Scottish fantasy in F sharp minor op. 28, dedicated to Moscheles. A total of eight piano sonatas in all.

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