Les Moines de Keur Moussa ont réalisé une liturgie issue des courants traditionnels de l’Afrique noire et blanche, d’une part, et du patrimoine grégorien d’autre part, dont les premiers fondateurs s’étaient longue­ment imprégnés à l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes. Parmi leurs travaux d’adaptation, il faut signaler la création de la kora à clés à partir de la kora traditionnelle, la harpe africaine (sorte de harpe-luth) dont ils ont gardé, sans la transformer, la riche musicalité. Par un système ingénieux de clés, ils peuvent maintenant maîtriser l’accord des 21 cordes de la kora, jusque-là soumises à des fluctuations qui désarmaient la patience de bien des musiciens. Aujourd’hui, les moines de Keur Moussa utilisent la kora à clés ; ils ont déjà réalisé plusieurs disques, et celui-ci est une synthèse de leurs derniers travaux de recherche musicale… / The monks of Keur Moussa have composed a liturgy which springs from the traditions of Black and White Africa, and also from their Gregorian heritage which the founders had absorbed during their years at the Abbey of Saint-Pierre of Sole­smes. Amongst their adaptations is the addition of tuning pegs to the traditional kora, or harp-lute, which has not affected the musicality of the instrument. The inge­nious system of pegs alleviates the pro­blem of tuning the 21 strings, which pre­viously gave much trouble to the most pa­tient of musicians. Nowadays the monks of Keur Moussa use the kora with pegs; they have already made several records, and this one is the synthesis of their most recent musical research.

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Le Sénégal, un pays où la musique jaillit de toute part, est une sorte d’Eldorado pour chasseur de son ; ça et là tam-tam et kora entremêlent leurs harmonies et les moines de Keur Moussa ont eu l’idée d’introduire ces instruments traditionnels africains dans l’ordinaire de la messe. Quelle réussite ! Un ami à qui je faisais écouter ces enregistrements m’a dit : « Avec cette musique, j’ai envie de retourner à la messe ». Le Monastère Bénédictin de Keur Moussa, au Sénégal, a été fondé en 1963 par L’Abbaye de Solesmes en France. Situé à 50 km à l’est de Dakar, le Monastère comprend vingt-quatre Frères, dont douze Sénégalais. Leur effort musical et liturgique, inséré dans tout un ensemble de développement spirituel, culturel et matériel, est un essai de synthèse entre les divers patrimoines dont ils sont les héritiers par leur histoire et leur position géographique.

Sénegal, where music is omnipresent, is a sort of Eldorado for the sound recor­dist; here and there the harmonies of the tom-tom and the kora (harp-lute) intertwi­ne and the monks of Keur Moussa had the idea of including these traditional African instruments in the music of Mass. A great success. A friend who listened to these re­cordings said tome: «With music like that, 1 feel I want to go back to church». The Benedictine Monastery ot Keur Moussa, in Senegal, was founded in 1963 by the Ab­bey of Solesmes in France. lt is situated 50 kms east of Dakar, and there are twen­ty four brothers in the monastery, twelve of whom are Senegalese. Their music and their liturgical work are part of a program­me of spiritual, cultural and material deve­lopment which is an attempt at a synthesis of their different historical and geographical heritages.

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