Après d’innombrables couplages discographiques des Quatuors à cordes de Debussy et de Ravel, il était tentant de réunir les Trios pour piano, violon, violoncelle des deux plus grands compositeurs français du début de ce siècle. Dans le premier cas, sont mises en présence deux œuvres marquantes du répertoire de chambre écrites par des musiciens dont la maîtrise du langage et de la pensée est équivalente. / After countless discographic couplings of string quartets by Debussy and Ravel, it was tempting to bring together the piano-violin-violoncello trios of the two greatest French composers of the be-ginning of this century. In the first case, are contrasted two outstanding works from the chamber repertory written by musicians whose mastery of language and of thought is the same.

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…Il n’en est pas de même dans le second cas. Le Trio en sol de Claude Debussy – découverte et « restauration » de la musicologie moderne – a été composé par un jeune homme de 17 ans à la recherche d’un style personnel, mais dont les qualités de fraîcheur et de séduction méritent d’être appréciées pour elles-mêmes. A 39 ans, Maurice Ravel offre un chef-d’œuvre d’une perfection et d’une beauté absolues. La Pierpont Morgan Library de New York faisait l’acquisition, il y a quelques années, du manuscrit de la partition autographe du premier mouvement et d’une partie séparée de violoncelle complète, autographe également, du Premier Trio en sol pour piano et cordes, de Claude Debussy (collection Robert Lehman). S’il existe deux enregistrements (américain et français) du premier mouvement, il n’y a, encore à ce jour, aucune version discographique intégrale de ce trio.  En 1982, on découvrit à la Faculté de Musique de l’Université de Michigan (Ann Arbor, Michigan) la partition autographe des trois mouvements manquants, dans le legs fait à cette Université par le pianiste français Maurice Dumesnil, élève et interprète de Debussy. Ce manuscrit se présentait presque intact : il ne manquait que vingt-cinq mesures dans le finale (210-234). Elles furent reconstituées par Elwood Derr, grâce à la partie de violoncelle de la Pierpont Morgan Library, qui offrait, par ailleurs (second mouvement), d’importantes différences avec celle de l’Université de Michigan. En outre, les quatre dernières mesures du Trio avaient été détachées de l’autographe par Dumesnil et offertes par lui à James Francis Cooke, ex-directeur des Editions Théodore Presser à Bryn Mawr (Pennsyl-vanie). L’original de ces mesures na pas été retrouvé. Par bonheur, Dumesnil avait pris la précaution de les recopier sur la page restante du manuscrit.

…This is not at all true in the second case. The Trio in G by Claude Debussy – a discovery and «resto-ration» of modem musicology -was composed by a young man of 17 years who was seeking a personal style, but whose qualities of freshness and seduction deserve to be appreciated for themselves. At 39 years of age, Maurice Ravel offers a masterpiece of absolute perfection and beauty. The Pierpont Library of New York, some years ago acquired the handwritten score of the first movement and of a complete separate part for the ‘cello also handwritten of the First Trio in G, for piano and strings by Claude Debussy (collection Robert Lehman). If two recordings of this first movement exist (American and French), there is still, to this day, no complete discographic version of this trio. In 1982, at the Michigan Faculty of Music (Ann Arbor, Michigan) in the legacy made to this University by the French pianist Maurice Dumesnil, pupil and performer of Debussy, the handwritten score of the three missing movements was found. This manuscript was almost intact: all that was missing were the 25 bars in the finale (210-234). These were reconstructed by Elwood Derr, with the help of the Pierpont Morgan Library violoncello score, which displayed, moreover, in places (second movement) significant differences with that of the University of Michigan version. In addition, the last four bars of the Trio had been detached from the score by Dumesnil and presented by him to James Francis Cooke, ex-director of Theodore Presser Publications at Bryn Mawr (Pennsylvania). The original of these bars has not been found. By a stroke of good fortune, Dumesnil had taken the precaution of recopying them on the remaining page of the manuscript.

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