Des instruments bibliques pour une musique de soleil… Les marocains et l’ensemble du monde musulman considèrent que la musique est d’essence divine. Le poète Echatabi raconte comment est liée à la création du premier homme : « Après avoir façonné Adam, Dieu voulut y faire pénétrer l’âme pour l’animer. Mais elle s’y refusa parce qu’elle était céleste et qu’il était fait de matière. Dieu commanda alors à un ange d’entrer dans le moule. Quand il y eut pénétré, l’ange se mit à chanter. L’âme fut séduite et entra à son tour dans le corps. Elle s’y fixa et l’ange quitta le corps ; sa voix s’étant tue, l’âme chercha à quitter le corps, mais Adam se mit à son tour à chanter et l’âme extasiée se fixa définitivement dans le corps. Depuis ce temps elle a conservé le souvenir des chères mélodies divines et elle est restée sensible à la musique ». / Biblical instruments play music of the sun… The moroccans and the rest of the Muslim world consider that music is of divine origin. The poet Echatabi relates how music is involved in the creation of the first man: Having shaped Adam, God wished to imbue him with a soul to bring him to life. But the soul, being celestial, refused to enter the body of Adam, which was material. So God commanded that an angel enter the form. Once inside the angel began to sing. The soul was beguiled and also entered the body. When it had settled there the angel left the body; as the voice was no longer to be heard, the soul tried to leave the body too, but adam now started to sing and the soul in ecstasy settled permanently in the body. Since that time, the soul has always remembered the sound of the cherished divine melodies and remained responsive to music ».

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Au Maroc il faut ajouter à la classique musique orientale une musique populaire masculine et féminine et une berbère, dont chacun a ses instruments propres ; Le luth, prince des instruments arabes, ne figure souvent que dans les orchestres classiques orientaux ; de même pour le violon, remplacé par le Rebab dans les orchestres populaires. Sekkatt Abderrahim, l’un des compositeurs et joueurs de luth les plus célèbres du Marc, écrit : « La cithare, qui a fait pleurer dix générations de Viennoises, est exclusivement d’origine arabe, de même que la flûte à 7 trous dont jouent les bergers marocains depuis toujours. Nos tambours, qui ont eux aussi, depuis longtemps, passé la Méditerranée, restent les instruments fondamentaux de notre musique nationale. Il en existe de toutes les tailles et pour tous les genres. Ils participent aux évènements traditionnels de la vie marocaine ; certains même sont presqu’exclusivement réservés aux femmes. Au cours des mariages rituels d’autrefois, les hommes avaient leur journée de musique à laquelle ne participaient pas les femmes et ces dernières avaient la leur où les orchestres ne comportaient aucun élément masculin ». Pour les chroniqueurs des temps bibliques, les instruments de musique étaient, comme la musique elle-même, de source divine : …Allah donne pouvoir au fils de Caïn de fabriquer les instruments de musiques. « Alors Lamek fit le luth ; Tubal le tambour ; Diala, la harpe et le peuple de Loth, le pandore… ».

 

In Morocco, as well as the classical oriental music, there are two other distinct forms each with its own instruments; popular music (performed by both men and women) and Berber music. The prince of Arab instrument, the lute, is not often played outside the classical oriental orchestras; similary the violin is replaced by the Rebab in popular orcherstras. One of the most famous Moroccan musicians and composers, lutanist Sekkatt Abderrahim writes: ‘Ten generations of vienese music-lovers have been moved to tears by the zither, which is entirely Arad in origin, as is the 7-bore flute which Moroccan shepherds have always played. Our drums which also crossed to the other side of the Mediterranean a long time ago, are still fundamental instruments in national Moroccan music. They come in many forms and for all types of music. They are present at all the traditional events in Moroccan life ; some are almost exclusively reserved for women. During marriage rites in the past, the men had a day of music where no women were present, and the women had their orchestra or orchestras with no male players ». According to chronicles of biblical times the musical instruments, like music itself, were of divine origin : …Allah gave the sons of Cain the power to make musical instruments. « So, Lamek made the lute; Tubal, the drum; Dilal, the harp and the people of Loth, the pandora ».

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