Occupée dès la plus haute antiquité par les Berbères, l’Algérie fut soumise aux influences de l’Egypte Ancienne, de Carthage, puis de Rome et fut arabisée et islamisée au VIIIe siècle. Ensuite, au XVe siècle, elle passa sous contrôle ottoman. En 1830, les troupes françaises commencèrent la conquête du pays. L’émir Abd-EI-Kader fut vaincu en 1847, et la révolte berbère écrasée en 1871 / Occupied in Ancient times by the Berbers, Algeria came under the influence of Ancient Egypt, of Carthage, then of Rome and in the VIIIth century adopted the Arab language and the Moslem religion. In the XVth century the country came under the control of the Ottoman Empire. In 1830 French troups began their con-quest. Emir Abd-EI-Kader was defeated in 1847 and the Berber revolt was crushed in 1871.

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…La présence française se heurta à une vive résistance qui mena l’Algérie sur la voie de la libération. Elle fut proclamée indépendante en juillet 1962. Toutes ses vicissitudes historiques ont influencé la musique traditionnelle algérienne, et, depuis l’indépendance de ce jeune pays, on assiste à une sorte de retour aux sources de cette musique pour préserver le folklore algérien à travers les futures générations. Les légendes du peuple arabe expliquent que les premiers chants furent ceux du chamelier excitant la marche de ses animaux. Puis naquit le chant funèbre et l’art musical se développa jusqu’à sa forme actuelle. Il y a plusieurs années, à Alger, il existait des cafés où chaque soir se réunissaient les Arabes et les Maures (nom donné aux Berbères indigènes par les Carthaginois et étendu, au Moyen Age, aux conquérants arabes du Maghreb et de l’Espagne) pour prendre le thé vert, pendant que deux ou trois musiciens munis d’instruments à cordes et de percussions jouaient des airs nationaux. Dans ces cafés maures, on pouvait entendre la Nouba andalouse. Elle est composée d’une suite de morceaux de même mode où le chant et la musique alternent; après une ouverture instrumentale appelée Touchia, plusieurs mouvements vocaux ou instrumentaux se succèdent jusqu’au final.

…The presence of the French met with a strong resistance which set Algeria on the road to liberation. Independence was declared in 1962. The vicissitudes of its history have influenced Algerian traditional music, and since the independence of this young country, there has been a return to the sources of traditional music in order to preserve the folk traditions for future generations. Arab legend attributes the first songs to a camel driver who sung to encourage the pace of his animals. Then came funeral dirges and then musical art developed to its present form. Several years ago in Algiers, there were cafes where Arabs and Moors (the name given by the Carthaginians to the native Berbers, and extended in the Middle Ages to apply to the conquer-ing Arabs of North Africa and Spain) met each evening to drink green tea, while two or three musicians played national tunes on strings and percussion. In these Moor-ish cafes one could listen to the Andalusian Nouba. It is composed of several pieces in the same mode where song and instrument are alternated. After an instrumental overture called Touchia, several vocal or instrumental movements are alternated and lead up to the finale. An exceptional artist called Ziriab came from Baghdad to Cordoba in Spain in the IXth century and gave this music its definitive rules, by composing 24 noubas, one for each hour and mood of the day.

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