Sa longue existence, 1741-1813, permit à André-Ernest-Modeste Grétry, né en pleine période galante, de connaître près de soixante années de vie musicale française. Non content de devenir l’un des maîtres de l’opéra-comique, il se distingua également comme un excellent littérateur, auteur notamment de Mémoires ou Essais sur la musique publiés dans leur intégralité en 1797, passionnant témoignage des sentiments du compositeur sur son époque et sur son œuvre.

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…Né à Liège le 8 février 1741, fils d’un violoniste de la collégiale Saint-Denis, André-Modeste se fit remarquer dès l’âge de 18 ans par ses premiers succès musicaux qui lui valurent une bourse pour faire le voyage en Italie, pèlerinage presque traditionnel pour tout musicien de son temps. “Quel fut mon ravissement, lorsque entendais pour la première fois les chants italiens”, se souviendra-t-il. Ébloui “dans un délire charmant” par les beautés de la Ville Éternelle, il fit à Rome une rencontre déterminante en la person-ne de Giovanni Battista Casali, maître de chapelle de la basilique Saint-Jean-de-Latran, “le seul maître que j’avoue, dira-t-il, et sous lequel mes idées ont commencé à se développer”. Auprès de Casali, il travailla presque exclusivement le style sévère et la fugue, ce qui peut surprendre car Grétry ne se révélera jamais un contrapuntiste savant, mais plutôt un musicien toujours à la recherche de la vérité d’expression, pratiquant un style mélodique naturel et plein de vie, basé sur une harmonie simple que certains diront quelquefois “pauvre”. S’il découvrit l’opéra italien, ce fut pour dénoncer les faiblesses de l’opéra séria, son uniformité qui l’ennuyait et jusqu’à son “contresens dramatique”. “La langue italienne est elle-même si amoureuse de la mélodie, renchérit-il, qu’elle se prête à tout, même aux extravagances du musicien.”

André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813) was born in the very middle of the galant period in music. His long existence enabled him to experience almost sixty years of French musical life. Not content with being one of the masters of opéra comique, he also made a name for himself as a fine writer, his works including Mémoires ou Essais sur la musique, published in Paris in 1797, a fascinating account of his feelings as a composer about life and music in the 18th century.

 Grétry was born on 8 February 1741 in Liège, where his father was a violinist at the collegiate church of St Denis. At the age of eighteen the success of his first symphonies earned him a scholarship to the Collège de Liège in Rome (at a time when a pilgrimage to Italy was almost a tradition among musicians). ‘How delighted I was when I heard Italian singing for the first time!’ he recalled. He was dazzled by the beauties of Rome and it was there that he met Giovanni Battista Casali, maestro di cappella at St John Lateran, whom he described as ‘the only teacher I admit,’ adding: ‘under him my ideas began to develop.’ With Casali he worked almost exclusively on strict counterpoint and fugue, which may seem surprising, for Grétry was never a skilled contrapuntist, but rather a musician who spent his time searching for true expression, with a natural and very lively melodic style based on simple harmony (regarded by some as ‘poor’). If he discovered Italian opera, it was because he wished to expose the weaknesses of opera seria: its uniformity, which bored him, and its ‘dramatic absurdity’. ‘The Italian language is itself so melodious,’ he wrote, ‘that it lends itself to anything, even to a musician’s wildest eccentricities.’

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